« Tout le monde peut faire de la prestation de service, c’est déloyal »
TNC le 12/03/2026 à 16:40
La Fédération nationale entrepreneurs des territoires, réunie à l’occasion de son congrès national, réclame plus de professionnalisation pour lutter contre une concurrence « hors cadre ».
« En agriculture, il faut de nombreux mois de démarches et de formation pour s’installer. Alors que tout le monde a le champ libre pour se lancer et faire de la prestation de service. C’est déloyal. Il est nécessaire de poser un cadre bien défini », clame le président de la Fédération nationale entrepreneurs des territoires, Philippe Largeau, à l’occasion du congrès national de la FNEDT.
Cette professionnalisation doit permettre de lutter contre la « distorsion concurrentielle » entre des ETA soumises à des normes et des règles, notamment sur les phytosanitaires, et des acteurs « hors cadres ». « Je ne supporte plus que l’on nous demande de laver plus blanc que blanc, en étant plus contrôlés, face à des rivaux qui ne sont soumis à rien », assène Philippe Largeau.
La FNEDT propose un cadre simple : que tout le monde soit soumis aux mêmes règlements, une structure comptable de type BIC… « Nous ne réinventons rien. Nous ne voulons pas faire le ménage. Nous accueillons ceux qui veulent se lancer. Mais il faut une structure commune pour tous jouer à armes égales », explique le patron de la FNEDT.
Pouvoir construire en zone agricole
Dans ce même souci d’harmonisation et d’équité, les ETA demandent de pouvoir construire leurs bâtiments en zone agricole. « Aujourd’hui, nous devons nous installer en zone artisanale, avec des accès pas forcément adaptés et parfois loin de notre cible d’activité. Notre place est en zone agricole ! » martèle Philippe Largeau.
Enfin, face à l’augmentation des arrêts de chantiers liés aux intempéries, la FNEDT travaille au développement d’une assurance dédiée aux entreprises de travaux, afin de mieux couvrir les risques économiques liés aux aléas climatiques. « Il s’agit de savoir gérer des périodes d’arrêts qui durent parfois plusieurs semaines, notamment sur la question des salaires », souligne Philippe Largeau.