Près d’1 milliard d’euros de pertes pour la filière betterave-sucre


TNC le 18/09/2026 à 11:00
HDBetterave

Le stress climatique de l'été aura un impact très important sur la récolte de betteraves. (© CGB)

La sécheresse de l’été a eu des effets dévastateurs pour la production de betteraves, avec des pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 70 %, alerte la CGB qui prévoit un nouveau choc, après la crise de la jaunisse. Le syndicat demande la mise en place de mesures exceptionnelles, dont un plan de sauvegarde pour les planteurs.

30 % de production en moins, soit 1 milliard d’euros de perte, c’est le constat que fait aujourd’hui la filière de la betterave sucrière victime, elle aussi, de la sécheresse et des canicules de l’été.

La plupart des régions betteravières ont ainsi connu « un stress climatique exceptionnel », explique la CGB, ce qui a eu des conséquences importantes sur le développement et l’état sanitaire des cultures. « Dans les parcelles touchées, les effets de la sécheresse sont marquants : dessèchement du feuillage, disparition de couronnes de feuilles, développement perturbé des racines. Ces stress climatiques ont généré une forte pression des ravageurs », détaille le syndicat qui a organisé le 17 septembre une journée terrain en Seine-et-Marne, afin de constater la gravité des dégâts sur les betteraves. Localement, les pertes peuvent aller jusqu’à 70 %.

Répondre à un nouveau choc

Face à cette situation exceptionnelle, la CGB formule plusieurs demandes afin d’accompagner les planteurs dans la crise. Premièrement, la récolte et la réception du maximum de betteraves, par tous les moyens, par les groupes sucriers, ainsi qu’une indemnisation « juste et rapide » par les assureurs pour les betteraviers ayant souscrit une assurance climatique.

Le syndicat attend également des mesures de la part de l’État : un « plan de sauvegarde » afin de préserver la trésorerie des exploitations et assurer la continuité de l’activité, mais également « une politique ambitieuse d’accès à l’eau », levier de sécurisation de la production, ainsi que « le renforcement de la boîte à outils phytosanitaires » ce qui passe par une dérogation pour le flupyradifurone effective pour les semis 2027.