Les parcelles dédiées aux prairies ont un stock de carbone plus élevé


TNC le 26/03/2026 à 10:51
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Les parcelles dédiées à plus de 75 % de leur temps à de la prairie sur les dernières décennies ont un stock de carbone plus élevé que celles qui sont en cultures. (© Marc Meinau/Adobe Stock)

L’institut de l’élevage publie les résultats 2024 de l’observatoire du carbone organique des sols en élevage bovin et ovin.

L’Observatoire du carbone organique des sols en élevage bovin et ovin (OCBO) mesure et analyse le carbone organique dans les sols de 75 parcelles d’élevage sélectionnées représentant divers types d’élevage (bovins laitiers, bovins viande et ovins). Ces surfaces sont dédiées aux cultures fourragères (maïs, méteils ou prairies temporaires), aux cultures de grains (céréales et protéagineux) ainsi qu’aux prairies permanentes.

« Les mesures montrent un stock moyen en place de 107 tonnes de carbone par hectare, ce qui équivaut à 390 t eq CO2 en moins dans l’atmosphère car retenues sous forme de matières organiques dans les sols. Pour la fertilité du sol, cela correspond à 185 tonnes de matière organique présentes par hectare », explique la note de l’Institut de l’élevage.

Dans le cadre de cet observatoire, les stocks de carbone ont été mesurés jusqu’à 75 cm de profondeur. Il en ressort que 77 % du carbone se situe entre la surface du sol et 30 cm de profondeur.

Les prairies stockent davantage de carbone

L’observatoire note également que les parcelles dédiées à plus de 75 % de leur temps à de la prairie sur les dernières décennies ont un stock de carbone plus élevé que celles qui sont en cultures. Malgré tout, les parcelles consacrées aux cultures annuelles et incluant moins de 25 % de leur temps des prairies temporaires disposent d’un « stock de carbone honorable » à 66 tonnes de carbone par hectare sur 30 cm, ce qui est 27 % supérieur aux grandes cultures.

Enfin, « 73 % des parcelles de l’étude OCBO ont connu une augmentation de leur teneur en carbone organique au cours des dernières décennies, avec une médiane d’évolution de + 6 pour mille, ce qui est particulièrement positif ».

L’étude rappelle en effet que l’apport de fumure organique, comme le fumier, est l’un des leviers les plus efficaces pour augmenter le carbone organique des sols, de même que l’allongement des rotations avec l’insertion de prairies temporaires, un chargement adapté à la pousse ou encore l’implantation de couverts.