Face à la flambée des engrais, la Fnab appelle à soutenir l’agriculture bio
TNC le 12/03/2026 à 15:00
Moins exposée que l’agriculture conventionnelle à une probable hausse du coût des engrais de synthèse, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) rappelle les atouts du modèle de l’AB, « un des systèmes agricoles les plus autonomes », et demande en ce sens un soutien public accentué.
Le conflit au Moyen-Orient fait craindre une nouvelle hausse des prix du gaz et donc de ceux des engrais de synthèse, au risque de fragiliser un certain nombre d’exploitations agricoles conventionnelles, prévient la Fnab. Dans un communiqué du 11 mars, l’organisation rappelle que l’agriculture biologique « repose essentiellement sur des sources de fertilité locales ou nationales », ce qui en fait un atout dans la recherche de souveraineté alimentaire.
« Encadrée par un cahier des charges strict qui interdit l’utilisation d’engrais de synthèse, elle s’appuie sur des pratiques agronomiques éprouvées : rotations des cultures, intégration de légumineuses, recyclage des effluents d’élevage… Ces pratiques favorisent l’autonomie des fermes et limitent fortement la dépendance de l’agriculture bio aux intrants importés issus d’énergies fossiles », souligne la Fnab.
Néanmoins, l’agriculture biologique peut également, indirectement, être frappée par l’augmentation du prix des engrais de synthèse, les agriculteurs se tournant par ricochet vers les engrais organiques : en 2022, lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, ces derniers avaient connu une hausse des prix de 18,4 %.
La Fnab « appelle donc les pouvoirs publics à soutenir massivement et durablement les systèmes les plus autonomes, au premier rang desquels l’agriculture biologique », notamment dans le cadre de la Pac.
L’organisation demande également « un travail structurel » sur « la souveraineté en fertilisation », en se basant sur les solutions expérimentées en agriculture biologique, mais également sur d’autres innovations.