Reproduction

Un comparatif pour vous aider à choisir vos détecteurs de chaleurs


TNC le 18/01/2021 à 09:13
Parce qu'il est parfois difficile et chronophage de repérer les chaleurs, notamment au pâturage ou sur les jeunes animaux, investir dans un système de détection peut être intéressant. (©TNC)

Parce qu'il est parfois difficile et chronophage de repérer les chaleurs, notamment au pâturage ou sur les jeunes animaux, investir dans un système de détection peut être intéressant. (©TNC)

Performance, confort, gain de temps… Les raisons pour s’équiper d’un outil de détection des chaleurs sont aussi nombreuses que les modèles présents sur le marché. Un outil en ligne de l’Idele et le comparatif que vous propose Web-agri permettent d’y voir plus clair.

Le marché des détecteurs de chaleur est aujourd’hui foisonnant. Pour faire son choix, l’éleveur doit identifier et prendre en compte ses attentes vis à vis de cette technologie.

Dans ce sens, l’Institut de l’élevage propose un outil en ligne pour aider les agriculteurs à se poser les bonnes questions avant d’investir. « Est-ce que le problème repose sur la détection des chaleurs ou est-ce la vache qui n’exprime pas ses chaleurs du fait d’autres facteurs environnementaux ? » expose ainsi Fabrice Bidan, chef de projet reproduction au sein de l’Idele. Selon l’expert, 10 % des vaches n’expriment pas de chaleurs à certaines périodes et ne sont donc détectables ni à l’œil, ni par la technologie.

Vu aussi en élevage : « Le système fonctionnait sur les vaches mais pas sur les génisses. Le concentré ne leur était pas distribué à heures fixes et les animaux sautaient partout dès qu’ils voyaient quelqu’un », témoigne Hervé Quintin, responsable Afimilk chez BCEL-Ouest.

Certains outils, comme le module reproduction de Lely, mettent en parallèle les informations du détecteur de chaleur avec les résultats des analyses de lait. « Cela permet de détecter les vaches qui n’expriment pas de chaleur », affirme Antoine Perrudin, responsable de marché Astronaut.

Retrouvez ci-dessous un comparatif des systèmes de détection de chaleur :

Les différentes solutions de détection de chaleurs. (©TNC)

Un juste équilibre entre manque à gagner et investissement

« En moyenne, les exploitants vont détecter 50 % des chaleurs exprimées. Pour un œil avisé, cela montera entre 80 et 85 %. La détection automatique des chaleurs en repère entre 75 et 85 % », compare Fabrice Bidan.

Un projet de recherche mené par l’Idele avant et après équipement de système de détection des chaleurs met en évidence une amélioration de la fécondité. « Mais les éleveurs ont souvent mené d’autres actions avec cet investissement, que ce soit sur l’alimentation, le bâtiment ou un suivi plus poussé par un conseiller », nuance le chef de projet de l’Idele. Autant de leviers qui ont pu augmenter l’expression des chaleurs par les vaches.

En termes économique, l’investissement s’avère rentable s’il permet de diminuer l’intervalle vêlage-vêlage. « L’outil en ligne de l’Idele va calculer le manque à gagner lié à cet intervalle et mettre le coût d’investissement en face », souligne-t-il.

Utilisez gratuitement cet outil en ligne : Calcul du rapport coût/bénéfice des détecteurs de chaleurs

Confort et sérénité grâce aux détecteurs de chaleurs

L’amélioration de la performance n’est pas la seule donnée à prendre en compte. L’éleveur peut investir pour consacrer moins de temps à la détection des chaleurs, pour l’aspect confort ou encore pour plus de sérénité.

Afin de répondre à ces besoins, l’évolution des outils de détection des chaleurs se tourne vers plus de praticité. « Aujourd’hui tous les outils fonctionnent plutôt bien. C’est peut-être l’ergonomie qui va les différencier », relève Fabrice Bidan. Une tendance confirmée par Médria. « L’enjeu du moment est l’expérience utilisateur », souligne Thomas Aubry, le directeur opérationnel de l’entreprise. Même son de cloche chez Évolution qui commercialise le Sense-Hub d’Allflex. « Cet outil présente une interface simple, facile et très intuitive », argumente Pierre Bregaint, chef produit monitoring.

Les habitudes de l’éleveur vont également entrer en compte dans le choix de l’outil. Propose-t-il des alertes SMS, mail ou notification push ? L’achat est-il couplé à une prestation de conseil pour interpréter les données et assurer le SAV ? Le logiciel qui recueille les données des outils de détection est-il compatible avec les notifications EDE, les portes de tri ou encore d’autres logiciels de gestion de troupeau ? Autant de détails sur lesquels les constructeurs évoluent très vite et qui peuvent impacter fortement le quotidien.

En termes de technologie, le marché est actuellement dominé par les médaillons détecteurs d’activités, mais d’autres systèmes affichent des performances plus importantes. Il s’agit par exemple de l’analyse du taux d’hormone dans le lait de Delaval ou du collier à poser sur taureau de MooCall.