Ensilage d'herbe

Sous quelles conditions incorporer un conservateur ?


TNC le 22/04/2021 à 13:50
L'inoculation de l'herbe par un conservateur ne doit pas faire oublier les bonnes pratiques d'ensilage, à savoir la récolte au bon stade, un tassage suffisant et une fermeture hermétique du silo. (©TNC)

L'inoculation de l'herbe par un conservateur ne doit pas faire oublier les bonnes pratiques d'ensilage, à savoir la récolte au bon stade, un tassage suffisant et une fermeture hermétique du silo. (©TNC)

Quel rôle jouent les conservateurs d'ensilage d'herbe ? Sous quelles conditions les appliquer et à quel prix ? Éléments de réponses grâce aux experts d'Arvalis institut du végétal.

Est-ce intéressant d’inoculer son ensilage d’herbe avec un conservateur ? « Oui, cela limite les pertes de matières », affirmait Anthony Uijttewaal d’Arvalis dans une récente interview dédiée aux conservateurs.

Acidifier plus vite ou retarder l’échauffement

Le nutritionniste Yan Mathioux partageait sur Twitter un tableau décisionnel pour choisir le bon conservateur :

Il existe alors deux types de conservateurs dont l’utilisation dépend principalement de la teneur en MS du fourrage à la récolte :

– Pour accélérer l’acidification en baissant le pH plus rapidement et éviter le développement des bactéries nuisibles, on utilisera des acides organiques (formique et propionique, avec un coût compris entre 3 et 6 €/t fourrage brut) ou des bactéries lactiques homofermentaires (2 et 4 €/t de fourrage brut).

– Pour retarder l’échauffement à l’ouverture du silo, on appliquera de l’acide propionique ou des bactéries lactiques hétérofermentaires.

L’institut du végétal résume le tout dans un tableau et rappelle que « la meilleure façon d’appliquer un conservateur est de l’incorporer dans les réservoirs prévus à cet effet sur les ensileuses » :

Récapitulatif des principaux conservateurs d’ensilage d’herbe et de leurs effets. (©Arvalis institut du végétal)