S'adapter aux aléas climatiques

Les méteils pour compléter le stock fourrager dès le mois de mai


TNC le 16/11/2020 à 14:02

La période de semis idéale est la deuxième quinzaine d’octobre pour les méteils fourrage. (©Chambre agriculture du Grand Est)

La période de semis idéale est la deuxième quinzaine d’octobre pour les méteils fourrage. (©Chambre agriculture du Grand Est)

Les méteils représentent une option intéressante face aux aléas climatiques. Dès l’automne, il faut les semer pour une récolte en mai. Ils permettent ainsi de compléter son stock fourrager en qualité et/ou en quantité.

Dans une série de six vidéos publiées sur la chaîne Youtube de la chambre régionale d’agriculture Grand Est, le groupe Herbe et fourrages Grand Est présente plusieurs espèces fourragères adaptées au changement climatique. Parmi elles, focus sur le méteil.

Focus sur le méteil, association d’une ou plusieurs céréales avec une ou plusieurs légumineuses, avec Amélie Boulanger de la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle et Fanny Mesot de la chambre d’agriculture de la Meuse :

Composés d’une céréale et d’un protéagineux, les méteils fourragers les plus couramment implantés à l’automne sont du triticale et du pois fourrager, explique Amélie Boulanger de la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle. « Niveau variété de pois, on est plutôt sur du Assas ou Arkta, précise-t-elle. Pour les céréales, on conseille le triticale, mais cela peut également être du seigle (plus précoce au printemps), de l’épeautre (plus tardif que le triticale) ou encore de l’avoine. Pour la céréale, on sera sur 250 grains par m2 et 30 grains par m2 pour le pois fourrager, il faut éviter d’en mettre trop car il pourrait verser. »

Une troisième espèce peut également être associée, c’est le plus souvent de la vesce. Dans cette configuration, il faut partir sur 200 grains/m2 pour la céréale, 20 grains/m2 pour le pois fourrager, 15 grains/m2 pour la vesce. Pour un coût raisonnable, il est judicieux de produire soi-même ses semences.

La période de semis idéale est la deuxième quinzaine d’octobre, explique la conseillère de la chambre, car elle permet au pois d’être assez développé pour passer l’hiver. C’est ce qu’a fait Vincent Luherne, éleveur en Bretagne, en octobre dernier :

Pour la récolte, deux objectifs peuvent être visés, complète Fanny Mesot, de la chambre d’agriculture de la Meuse : « Soit la qualité, et dans ce cas, elle devra s’effectuer précocement, début mai avec un pois avant floraison et une céréale avant épiaison. Soit vous recherchez un rendement plus important, alors la récolte devra s’effectuer fin mai au stade pâteux laiteux ».

Céréales/pois fourrager
MAT 180 – 190 g
UFV 1,05
UFL 0,8
PDIN 90 – 110 g
PDIE 70 g

Et niveau valeur alimentaire ? Elle sera de 0,9 UF si le méteil a été récolté précocement, et se destine alors aux vaches allaitantes ou laitières, et de 0,8 UF en cas de récolte tardive, il sera alors plutôt adapté aux animaux à plus faibles besoins. Dans la ration des vaches laitières ou allaitantes, « on peut monter à 3-4 kg », conclut Fanny Mesot.