Graminées et légumineuses

Le progrès génétique des variétés de fourragères en faveur de l’élevage


TNC le 04/11/2019 à 11:57
Pas moins de 16 espèces et 458 variétés de fourragères sont recensées par le Gnis. (©TNC)

Pas moins de 16 espèces et 458 variétés de fourragères sont recensées par le Gnis. (©TNC)

Les variétés de fourragères ont-elles évolué depuis 10, 20 ou 30 ans ? Bien sûr que oui, les semenciers travaillent sur l'amélioration du rendement, la qualité, la résistance, la facilité d'exploitation et bien d'autres critères en faveur de l'exploitation en élevage par la fauche ou le pâturage. Le Gnis fait le point sur ce progrès génétique des fourragères.

Chaque année, c’est une trentaine de nouvelles variétés de plantes fourragères qui passe avec succès les tests d’inscription au catalogue officiel français des variétés. Sur le terrain, il est parfois difficile de se rendre compte de ce que le progrès génétique apporte concrètement. Le Gnis fait le point sur les améliorations possibles et leurs impacts technico-économiques sur l’élevage.

Plus de rendement pour une meilleure rentabilité

« Le progrès génétique, chez les espèces fourragères, porte principalement sur les critères suivants : le rendement, la répartition du rendement et la saisonnalité, la qualité alimentaire, les résistances à des contraintes ou des bioagresseurs, la facilité d’exploitation, la convenance à l’usage. »

La productivité est au cœur des préoccupations. En augmentant le nombre de jours pâturés par an via le progrès génétique permet de réduire de façon significative les coûts de production de l’élevage (moins de temps en bâtiment, moins de paille, etc.). Inutile de rappeler qu’il est primordial de choisir les espèces de fourragères en fonction de l’objectif d’exploitation.

Lire aussi : L’herbe : première ressource exploitable à condition de bien s’y prendre

La notion de qualité est tout aussi importante (si ce n’est plus). Souplesse d’exploitation, rapport tiges/feuilles, remontaison : les critères variétaux qui impactent la qualité sont multiples. Les améliorations apportées seront bien-sûr différentes d’une espèce à une autre. L’interprofession explique : « Chez la fétuque élevée, le progrès génétique a amené des variétés à feuilles plus souples et plus tendres qui ont pour conséquence une augmentation de la production laitière de 1,6 kg de lait par vache et par jour. Chez le dactyle, c’est la souplesse d’exploitation qui a été allongée de 20 jours. Quant aux valeurs énergétiques et protéiques, leur amélioration ont des conséquences directes sur les résultats technico-économiques. »

La résistance des plantes aux maladies est un critère supplémentaire pris en compte dans le processus de sélection, tout comme la facilité d’exploitation qui se traduit par exemple par la résistance à la verse ou au froid.

Le site Herbe-book fait le point sur les 16 principales espèces de fourragères et permet de choisir parmi les 458 variétés recensées réparties selon les critères d’intérêt.