Biosécurité

La check-list des risques sanitaires de l’élevage


TNC le 14/01/2021 à 10:23
La biosécurité en élevage passe par la conduite du troupeau, l'hygiène, l'alimentation, mais aussi le pâturage, les contacts avec d'autres troupeaux et les intervenants extérieurs, ainsi que le matériel. (©TNC)

La biosécurité en élevage passe par la conduite du troupeau, l'hygiène, l'alimentation, mais aussi le pâturage, les contacts avec d'autres troupeaux et les intervenants extérieurs, ainsi que le matériel. (©TNC)

GDS France a établi une grille d'auto-évaluation de biosécurité à destination des éleveurs. L'objectif : contrôler les différents éléments de l'élevage pouvant induire des risques sanitaires pour le troupeau et l'Homme. Un bon moyen de contrôler ses pratiques et préserver son troupeau des agents pathogènes.

Dans le cadre du plan de relance actuel, certains investissements en faveur du bien-être animal et de la biosécurité peuvent être éligibles aux aides. Le GDS France explique dans un communiqué que, dans le traitements des dossiers de demandes d’aides, « les éleveurs qui pourront fournir un audit ou un autodiagnostic de biosécurité seront priorisés ». C’est pour cette raison que le réseau national a construit des grilles à destination des éleveurs.

Même si votre objectif final n’est pas d’investir dans le cadre du plan de relance, il peut être intéressant d’évaluer son niveau de biosécurité. Sans détailler précisément la grille disponible gratuitement sur le site de GDS France (téléchargeable ci-dessous), listons les principaux postes à surveiller :

  • Le pâturage (qualité des clôtures et proximité avec les troupeaux voisins/zones de contacts) ;
  • Introduction d’animaux et mélanges de troupeau (nombre de troupeaux d’approvisionnement, test avant introduction, type de transport, pratique d’une quarantaine, participation aux concours, partage de taureaux) ;
  • Intervenants extérieurs et matériel en commun (circulation dans l’élevage, équipement, pratiques de nettoyage et de désinfection) ;
  • Abreuvement, alimentation et environnement (zones d’accès, nettoyage, contacts des aliments avec les animaux sauvages ou domestiques, stockage et épandage des effluents) ;
  • Hygiène et conduite du troupeau (séparation des différents ateliers présents sur l’exploitation, déclaration des avortements, logement et alimentation adaptés, isolement des animaux malades, marche en avant, nettoyage et désinfection, maitrise des rongeurs et oiseaux) ;
  • Cheptels voisins et humains (informer en cas d’infection, tester avant la vente d’animaux, repérer et écarter du circuit les produits impropres à la consommation).

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