Nutrition

Du bicarbonate de sodium en cas de stress thermique chez la vache laitière


TNC le 21/04/2021 à 10:44
Pour diagnostiquer une vache en stress thermique, il est possible de prendre sa température corporelle ou d'évaluer son comportement (reste longtemps debout, groupée avec d'autres, halète, compétition autour des abreuvoir, etc.) (©TNC)

Pour diagnostiquer une vache en stress thermique, il est possible de prendre sa température corporelle ou d'évaluer son comportement (reste longtemps debout, groupée avec d'autres, halète, compétition autour des abreuvoir, etc.) (©TNC)

Il n'est pas rare en période estivale de dépasser les 25°C, les vaches laitières se retrouvent alors en stress thermique. Cela se ressent sur la production laitière et les vaches risquent l'acidose. Pour l'éviter, des vétérinaires recommandent un apport de bicarbonate de sodium.

« Le stress thermique chez la vache laitière se traduit par une élévation de la température corporelle ; elle halète et tente d’évacuer cette chaleur par sudation », explique Francis Enjalbert, professeur de l’école vétérinaire de Toulouse à l’occasion d’un webinaire organisé par BicarZ. Il explique : « Le stress thermique se mesure via la température et l’humidité relative. Dès 25°C, les vaches laitières peuvent être perturbées. »

Température, humidité et stress thermique chez la vache laitière (©BicarZ)

Les conséquences apparaissent dans les deux jours : baisse d’ingestion (jusqu’à 1 kg de MS en moins), chute de la production laitière (jusqu’à moitié moins dans les situations les plus extrêmes). « Cela est d’autant plus vrai chez les vaches laitières hautes productrices. Pour combler cette baisse énergétique, on peut augmenter la quantité de concentrés dans la ration mais on risque de tomber en acidose. On peut aussi incorporer davantage de matière grasse mais on est vite limité », avoue le vétérinaire.

Son confrère, le docteur vétérinaire Michel Vagneur, insiste : « Il faut être très vigilant sur le risque acidose. Les vaches ruminent moins (jusqu’à 2 h/j en moins), elles produisent donc moins de salive. Il faudra alors les complémenter en bicarbonate de sodium qui joue un rôle central sur le pouvoir tampon salivaire. En cas de stress thermique, il faut considérer que les besoins de la vaches sont multipliés par 2 ou 3 par rapport à la ration hivernale. On apportera alors entre 1 et 1,5 % de la matière sèche ingérée en bicarbonate, soit l’équivalent de 250 g/j/vache. »