Herbe et maïs en quantité

Des opportunités à saisir dans la récolte des fourrages


TNC le 22/09/2021 à 06:04

Avec une bonne pousse de l'herbe en quantité et qualité et un maïs dont les rendements devraient être corrects, c'est la bonne année pour remplir ses stocks de fourrage. Michel Moquet, ingénieur Arvalis-Institut du végétal, parle même d'« opportunités » de récoltes différentes afin de réduire la consommation de concentrés.

« Bien que compliquée au départ, la saison fourragère s’est révélée plutôt bonne », constate Michel Moquet, ingénieur fourrage Arvalis-Institut du végétal. « On a pu récolter des fourrages prairiaux de qualité, avec des valeurs azotées supérieures à la normale par endroits. Les maïs, quant à eux, devraient être assez riches en énergie. »

De l’herbe en quantité et qualité

« La pousse de l’herbe inhabituelle sur l’été (grâce aux pluies notamment) a compensé le déficit qu’on a pu observer au début du printemps. La saison de pâturage a commencé en retard mais elle a été facilitée par la bonne répartition de pousse. Et il a été possible de faire des fauches sur des stades précoces (donc plutôt de bonne qualité) et à plusieurs reprises », explique-t-il.

Vers de bons rendements en maïs fourrage

« Pour le maïs, les démarrages ont été difficiles avec des températures fraîches après les semis, suivis d’attaques d’oiseaux et de mouches. Cela reste une bonne année malgré tout car les conditions se sont bien refaites ensuite : températures et humidité au rendez-vous. On ne sera pas loin des années record en termes de production », prévoit l’expert.

Pensez aux coupes hautes

« Dans les élevages qui prévoient plutôt large, il devrait y avoir des excédents sur l’ensilage. L’occasion de transférer une partie du maïs fourrage en grain, de récolter du maïs épi, ou encore de faire de la coupe haute pour concentrer l’énergie. » L’objectif derrière : limiter la part de concentrés énergétiques ou azotés dans les rations.