Canicule

Animaux et cultures fourragères : les éleveurs doivent être vigilants


AFP le 25/06/2019 à 15:13
 Lors de la canicule de l'année 2003, « il y avait eu une très forte mortalité animale », rappelle la présidente de la FNSEA Christiane Lambert. (©TNC)

Lors de la canicule de l'année 2003, « il y avait eu une très forte mortalité animale », rappelle la présidente de la FNSEA Christiane Lambert. (©TNC)

En raison de la canicule, les éleveurs doivent être vigilants vis-à-vis de la santé de leurs bêtes, mais aussi de celle de leurs cultures destinées à l'alimentation animale, avec un risque important de manque de fourrage lié à la  sécheresse, selon la FNSEA.

Une canicule représente « beaucoup plus de travail pour les agriculteurs parce qu’il faut surveiller davantage les animaux et les cultures », a indiqué la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, mardi lors d’un point presse. Selon la présidente du premier syndicat agricole français, « les éleveurs mettent en place les mesures nécessaires pour rafraîchir les bâtiments et les bêtes ».

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Ces fortes chaleurs sont « difficiles pour les animaux notamment ceux qui n’ont pas de glandes sudoripares ». Ils sont plus nerveux, il y a plus de risques par rapport aux yeux et aux plaies à cause de la prolifération de mouches, et cela peut aller jusqu’à des situations de détresse respiratoire, a décrit Mme Lambert. « Pour les bêtes qui sont en bâtiment comme les volailles, il y a des risques de suffocation ou d’étouffement donc des pertes plus importantes », a-t-elle assuré, rappelant que lors de la canicule de l’année 2003, « il y avait eu une très forte mortalité animale ».

Des opérations de solidarité s’organisent déjà pour la paille

La canicule a également des conséquences sur les fourrages, qui permettent de nourrir le bétail. « La récolte d’herbe a déjà été déficitaire au printemps et si la canicule tape fort avec des températures de plus de 40°, elle risque de tuer les brins qui poussent et les agriculteurs seront obligés de complémenter l’alimentation de leurs animaux au champ et donc de « taper » déjà dans le stock d’hiver, ce qui serait dramatique pour certains d’entre eux », a expliqué Mme Lambert. « Quand on est éleveur, qu’on a 80 vaches allaitantes et qu’on n’a que sept bottes de foin dans la grange », comme chez un éleveur du Maine-et-Loire dont elle a récemment visité l’exploitation, « c’est le stress maximum », assure-t-elle.

La présidente de la FNSEA indique que le syndicat a « déjà engagé une opération de solidarité pour la paille entre les départements ». « Les fortes chaleurs nécessitent des tours d’eau plus importants pour les gens qui sont en irrigation avec le risque aussi qu’il y ait des restrictions voire des interdictions d’irrigation », a ajouté Mme Lambert.