Santé

Alerte grippe intestinale dans le troupeau : que faire ?


TNC le 04/03/2021 à 11:55

Très fréquente en hiver, la grippe intestinale des bovins fait vite le tour du troupeau. Et les répercutions en termes de santé et d'économies peuvent être importants. Alors comment la repérer et la soigner ?

Durant le récent épisode de froid, certains troupeaux laitiers ont fait face à la grippe intestinale. Très fréquente, cette maladie hivernale est due à un virus très contagieux. Elle fait donc très rapidement le tour du troupeau en 7 à 10 jours.

Le troupeau de Corentin dans la Manche a été récemment touché. Ils nous explique en vidéo sur sa chaine Youtube les symptômes détectés et ce qu’il a mis en place :

« On a identifié plusieurs symptômes : de la diarrhée, du sang dans les bouses, une baisse d’ingestion et une chute de la production laitière. » Sont aussi régulièrement observés : des écoulements nasaux et oculaires, de la toux, une hyperthermie et une déshydratation des animaux.

Aider les vaches à surmonter la grippe

Le jeune homme explique alors : « Plus on agit rapidement, moins la pathologie va être importante et moins ça nous coutera à nous aussi. » Il n’existe pas de vaccin contre la grippe intestinale. Les conseillers de Littoral Normand recommandent alors :

– de mettre en quarantaine les premiers animaux atteints afin de limiter la diffusion ;

– d’augmenter la part de fibres de la ration pour redonner de la consistance aux matières fécales ;

– d’administrer un pansement intestinal absorbant pour limiter l’irritation de la muqueuse intestinale ;

– et de faire une cure de vitamine C pour stimuler les défenses immunitaires.

C’est ce qu’a suivi l’éleveur : « Si les vaches ont quotidiennement une part de minéraux et vitamines, on leur a fait une cure de vitamine C et d’ argile pour limiter les hémorragies. » Et de cette façon, la production est remontée en une semaine. Côté coût, Corentin avoue : « On a quand même perdu 2 l de lait par vache et par jour, soit 1 600 litres en moins sur cette période grippale. On a aussi investi 700 € dans la cure d’argile et de vitamines. Mais bon, c’est passé, et le principal est que les vaches soient en bonne santé. »