Virus Shamonda : les GTV mettent en garde contre le risque d’une vague abortive
TNC le 26/08/2026 à 09:46
Caractérisé par des diarrhées aiguës, l’Orthobunyavirus de type Shamonda se répand à bas bruit sur le territoire national. Mais au-delà de signes cliniques, les GTV mettent en garde les éleveurs sur les conséquences de la maladie sur la reproduction bovine.
Identifié au mois d’août sur des vaches suisses, l’Orthobunyavirus de type Shamonda est maintenant présent dans 18 départements français, d’après la veille sanitaire hebdomadaire de la plateforme ESA du 25 août. Egalement détecté en Allemagne, aux Pays-Bas ainsi qu’en Belgique, le GTV Bourgogne Franche Comté estime que « la présence de ce virus sur l’ensemble du territoire est très probablement imminente ».
La présence de ce virus sur l’ensemble du territoire est très probablement imminente
Alors à quoi s’attendre ? A l’instar de la FCO et de la MHE, le virus Shamonda est transmis par les culicoïdes, et sa propagation peut être accélérée par les mouvements d’animaux.
Il touche les bovins de tous âges, avec une certaine hétérogénéité. « L’impact clinique de ce virus Shamonda-like ressemble beaucoup à l’épizootie de Schmallenberg de 2012 : épisodes primaires de diarrhée, de fièvre, d’abattement et de chute de production » détaille le GTV de Bourgogne-Franche-Comté.
Après les symptômes, le risque abortif
Le virus Shamonda ne figure pas parmi les maladies réglementées à l’échelle européenne. Autrement dit, il n’entraîne pas de mesures de polices sanitaires ou de restrictions de mouvement. Mais au-delà des symptômes, il convient de rester vigilant sur les conséquences du virus sur la reproduction : des avortements ont déjà été observés sur des troupeaux, 3 à 4 semaines après l’apparition des signes cliniques. « Il est à craindre que surviennent ensuite, comme pour Schmallenberg, des malformations fœtales lors des mises-bas », précise le GTV de Bourgogne-Franche-Comté.
Au 20 août, le virus Shamonda n’a été détecté que sur des troupeaux laitiers. Mais pour le GDS, l’absence de foyers parmi les élevages allaitant s’explique certainement par une surveillance des animaux moins importante en cette période : « Il est à craindre qu’une vague abortive survienne également pour eux, de façon similaire aux élevages laitiers ».