Un foyer de grippe aviaire en Dordogne, le quatrième depuis mi-novembre


AFP le 28/11/2025 à 17:00

Un nouveau foyer de grippe aviaire hautement pathogène a été détecté jeudi en Dordogne dans un élevage de près de 5 000 canards, le quatrième cas depuis mi-novembre dans le département, a annoncé vendredi la préfecture.

Ce foyer a été confirmé sur la commune de Saint-Mayme-de-Pereyrol, où un autre élevage de canards avait été concerné le 19 novembre. Les deux autres cas ont été recensés à moins de 10 kilomètres de là, à Grun-Bordas (24 novembre) et Vergt (13 novembre).

Conformément à la réglementation, les canards du foyer détecté jeudi avaient tous été vaccinés contre l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), a précisé la préfecture dans un communiqué, soulignant que cette mesure « ne supprime pas totalement le risque d’infection des volailles ».

Les 4 900 canards présents sur l’élevage concerné ont été abattus, a-t-elle ajouté, précisant que l’éleveur serait « indemnisé ».

La France est placée depuis le 22 octobre en risque élevé d’IAHP, le plus haut échelon qui entraîne notamment le confinement de volailles.

Depuis octobre 2023 et après deux saisons particulièrement difficiles pour les élevages français, la vaccination des canards, espèce amplificatrice du virus, a été rendue obligatoire en France, pays relativement épargné depuis.

200 foyers en Europe cette saison

Quelque 68 foyers dans 15 départements français ont été détectés depuis août dans des élevages commerciaux, selon le dernier point du ministère de l’Agriculture publié vendredi, et neuf foyers concernant des basses-cours et des oiseaux captifs non commerciaux.

Au total, plus de 200 foyers de grippe aviaire ont déjà été identifiés dans les élevages de volailles en Europe cette saison, un niveau plus élevé que les années précédentes, même s’il reste loin des milliers d’élevages frappés lors du dernier pic épizootique en 2022 avec des dizaines de millions de volailles abattues.

Les principales autorités sanitaires françaises ont averti jeudi que la saison s’annonçait d’ores et déjà « plus défavorable que les deux précédentes » en matière de grippe aviaire, avec un pic exceptionnel chez les animaux sauvages, même si le risque de transmission à l’humain reste limité.

Ces dernières années, plusieurs cas humains ont été enregistrés, essentiellement en Amérique du Nord et en Asie du Sud-Est, la France restant pour l’heure épargnée.