« Avec le robot d’alimentation, on a moins de temps morts aux robots de traite »


TNC le 16/04/2026 à 11:28
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Le robot d'alimentation Dairyfeed F4500 navigue en autonomie dans la ferme et ne nécessite donc pas de guidage au sol ni rail. (© GEA)

Après avoir monté un robot de traite R9500 de la marque GEA, Pierre Lefèbvre, éleveur dans le Nord, a installé un robot d'alimentation Dairyfeed F4500 de la même marque. Un vrai gain de souplesse au travail d'après l'éleveur. Il témoigne en vidéo.

L’EARL du Haut Cornet se situe au nord de Lille, à la frontière belge. Pierre Lefèbvre y élève 120 vaches laitières et une vingtaine de vaches allaitantes en système naisseur-engraisseur. Pour nourrir tout le monde, il a récemment mis en route le robot d’alimentation Dairyfeed F4500. « Avant, on passait 1h30 à donner à manger aux vaches entre charger et distribuer. Aujourd’hui, en une bonne demi-heure, on charge les stockeurs. On peut même charger davantage le samedi pour ne pas avoir à le faire le dimanche. »

Comment ça marche ? L’éleveur remplit différents caissons (les stockeurs) de ses fourrages puis le robot se place dessous pour être automatiquement chargé. Pierre Lefèbvre explique : « On paramètre les différentes rations dans le logiciel, on crée un planning avec les distributions et les horaires et on programme les repousses. »

Il n’a pas fallu beaucoup de modifications de l’infrastructure pour monter ce robot d’alimentation puisqu’il se dirige via la navigation Lidar : il se repère par rapport à son environnement (murs, poteaux…). Des capteurs lui permettent de s’arrêter en cas d’obstacle. 

Une étable plus calme

« Le robot permet de mieux répartir la charge de travail sans jamais perturber le rythme des animaux, affirme l’éleveur avant de compléter : les vaches sont plus calmes. Avant, on complétait la ration en distribuant l’aliment au seau et les animaux le savaient donc tout le monde arrivait aux cornadis à ce moment-là. »

L’ingestion a aussi progressé : « La ration reste bien homogène, notamment l’hiver lorsqu’on ajoute des betteraves. Avant avec la mélangeuse, on distribuait une grosse ration le soir mais en fin de nuit, elle était repousée trop loin donc on avait tendance à avoir peu de mouvements dans la bâtiment sur ces heures. Aujourd’hui, les vaches se nourrissent plus régulièrement, et ont toujours accès à l’alimentation donc la circulation est plus régulière. On a moins de temps morts aux robots de traite. »