Moulins du Sud lance une farine T80 à base de blé dur et de blé tendre
TNC le 14/04/2026 à 16:30
Moulins du Sud, né du rapprochement des coopératives Arterris et Val de Gascogne, lance l’Épi’meleia : une farine T80 alliant blé dur et blé tendre, destinée aux artisans boulangers. Une innovation qui traduit l’ambition de la structure de bâtir « une filière meunière ancrée dans son territoire, agile dans ses pratiques et résolument tournée vers l’avenir ».
Dix mois après le rapprochement des coopératives Arterris et Val de Gascogne au sein de Moulins du Sud, la structure annonce le lancement d’Épi’meleia : une farine T80, composée d’un mélange de blé dur et de blé tendre, et destinée aux artisans boulangers. L’objectif de production est fixé à 2 000 t par an.
À travers cette innovation, Moulins du Sud illustre sa volonté de « s’imposer comme un acteur pionnier de la panification à base de farine 100 % blé dur ». En 2012, Arterris avait déjà « réalisé la prouesse de réaliser du pain à partir d’une farine composée à 100 % de blé dur au lieu de recourir à la traditionnelle farine de blé tendre », précise la coopérative dans un communiqué. Depuis, 1 000 t de ce produit sont commercialisées chaque année.
L’Épi’meleia conserve les caractéristiques techniques des farines de tradition tout en intégrant les propriétés du blé dur : tenue au façonnage et maîtrise de la cuisson, notamment. Elle présente sur le plan nutritionnel « des vertus que n’ont pas les farines traditionnelles », et une meilleure conservation.
« La création de la structure Moulins du Sud a déclenché une dynamique nouvelle et opérationnelle : nous nous appuyons sur notre expertise historique sur le blé dur pour structurer des réponses concrètes aux usages des boulangers et engager une transformation agricole mesurable. Notre ambition est claire : construire une filière meunerie ancrée dans son territoire, agile dans ses pratiques et résolument tournée vers l’avenir », commente Antoine Bernabé, directeur de Moulins du Sud.
Moulins du Sud regroupe trois unités de production et transforme environ 110 000 t de farine par an, pour quelque 700 artisans boulangers et plusieurs dizaines de clients industriels.