Interprofession des semences

L’ouverture à la société, toujours un enjeu pour le Gnis


TNC le 09/10/2020 à 09:25

Tout juste réélu, le conseil d’administration du Gnis entend finaliser le projet stratégique de l’interprofession autour de plusieurs objectifs, notamment la prise en compte des attentes sociétales.

« Notre interprofession a un rôle à jouer pour améliorer l’image de l’agriculture, car l’agriculture est souvent attaquée sur des sujets semenciers », comme par exemple sur les traitements de semences, a rappelé le 8 octobre François Desprez, président du Gnis, à l’occasion d’une conférence de presse. « Il nous faut élargir notre interprofession, la rendre plus représentative. Créer du consensus autour des métiers de la sélection de semence ne peut qu’être utile à l’image de l’agriculture », ajoute-t-il.

L’ouverture sera donc un des axes principaux du projet stratégique du Gnis, un projet qui fait suite au diagnostic sur l’état de l’interprofession réalisé au moment de l’élaboration du plan de filière, en 2017, et que le conseil d’administration fraîchement élu aura pour tâche de finaliser et de mettre en œuvre dans les prochains mois.

« Nous avons plusieurs grands objectifs : garantir la qualité des semences, assurer la pérennité économique des acteurs de la filière, prendre en compte les spécificités des différentes espèces, et prendre en compte les attentes sociétales, qui sont importantes à l’égard du secteur des semences », précise ainsi Pierre Pagès, vice-président du Gnis. L’interprofession a notamment créé un comité des enjeux sociétaux.

Lire également : Les semenciers en campagne au salon pour séduire l’opinion

De nouveaux organismes au conseil d’administration

En mars 2019, le conseil d’administration du Gnis a porté auprès du ministère de l’agriculture, dans cette même dynamique, une demande de modification du décret de constitution de l’interprofession pour faire entrer de nouveaux membres au sein de son conseil d’administration. La modification effective de ce décret leur permet désormais d’accueillir d’autres syndicats agricoles (la Confédération Paysanne, la Coordination Rurale, et Jeunes Agriculteurs). Le nouveau conseil d’administration doit également prendre contact avec des représentants d’autres pratiques semencières (semences paysannes, fermières, triage à façon…).

Lire aussi : Le Gnis poursuit sa demande d’ouverture à d’autres organisations

Le nouveau projet stratégique du Gnis sera dévoilé le 27 janvier 2021, et suivi d’un colloque sur les enjeux sociétaux. Une meilleure communication et une plus grande compréhension des travaux du Gnis seront en effet indissociables des autres grandes préoccupations de l’interprofession. « Il ne faut pas opposer les modèles de production, indique Pierre Pagès. L’accès à l’innovation sera majeur dans la transition agroécologique à laquelle nous avons tous décidé de contribuer ». Pour y parvenir, « notre filière a besoin de clarté réglementaire, d’un cadre juridique précis qui parfois tarde à se définir sur certains aspects, mais c’est le rôle de l’interprofession de sensibiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de trancher, pour conserver la force de la filière française, première exportatrice mondiale », rappelle François Desprez.