La France face à sa deuxième vague de chaleur en moins d’un mois


AFP le 07/07/2026 à 15:44

Pour la deuxième fois en trois semaines, une vague de chaleur étouffe des millions de Français, avec 61 départements en vigilance orange canicule et autant en risque « élevé » d'incendies mardi, alors que la sécheresse conduit à des restrictions d'eau dans plusieurs régions.

Selon Météo-France, l’indicateur thermique national (moyenne de températures diurnes et nocturnes enregistrée dans une trentaine de stations de référence) a atteint 25,8°C lundi, après 23,6°C samedi et 24,5°C dimanche. Soit plus de 23,4°C durant trois jours d’affilée, l’un des critères définissant une vague de chaleur.

C’est la deuxième de l’année, après celle survenue durant la deuxième quinzaine de juin, et la 53e depuis 1947, dont plus de la moitié ont eu lieu après 2010, signe du réchauffement climatique. Ce nouvel épisode « sévère et durable », selon l’institut de prévisions, va faire grimper le thermomètre entre 35 et 38°C mardi sur la plupart du pays, avec des pointes de 38°C à 41°C dans le Sud-Ouest.

Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est de l’Hexagone sont épargnés par ces températures suffocantes « nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées », souligne Météo-France.

Restrictions d’eau dans de nombreux départements

Ces très fortes chaleurs, couplées à une sécheresse grandissante, font craindre de nombreux incendies, alors que celui des Pyrénées-Orientales a parcouru près de 5 000 hectares et qu’un feu s’est étendu à 1 400 hectares dans la Drôme. Selon la Météo des forêts, le risque est très élevé mardi dans les Deux-Sèvres, le Vaucluse et l’Essonne, et élevé dans 61 autres départements. En Lozère, un incendie déclenché à la suite de travaux agricoles a brûlé 200 hectares de végétation. 

La tendance à la baisse des nappes phréatiques, dès avant le torride mois de juin, a conduit de nombreuses préfectures à restreindre les usages de l’eau pour les particuliers et professionnels, y compris pour l’irrigation agricole dans les départements en situation de crise, comme dans le Limousin.

Alors que la vague de chaleur de juin avait déclenché un feu de critiques dans l’opposition, l’Assemblée nationale a repoussé lundi une motion de censure déposée par les Écologistes contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, auquel ils reprochent d’avoir « aggravé les vulnérabilités du pays ».

Le changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine a pour conséquence de rendre les épisodes de chaleur plus fréquents et plus intenses. Un premier pic de chaleur précoce, entre le 21 et le 30 mai, a été suivi d’une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle entre le 17 et le 30 juin, avant l’épisode actuel.