Incendie en forêt de Fontainebleau : troisième plus gros dans la moitié nord depuis 2006


AFP le 13/07/2026 à 18:00

L'incendie qui touche la forêt de Fontainebleau depuis dimanche, se classe d'ores et déjà parmi les feux les plus importants dans la moitié nord de la France depuis le début du XXIe siècle, selon des données officielles.

Près de 1 000 hectares ont brûlé dans ce massif forestier d’un peu plus de 20 000 hectares, emblématique poumon vert à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, selon le dernier bilan de la Sécurité civile disponible lundi.

D’après la base de données sur les incendies de forêts (BDIFF) qui remonte à 2006 pour toute la France (et à 1973 pour la zone méditerranéenne), seuls deux autres incendies datant de 2022 dépassent, dans la moitié nord du pays, par les surfaces brûlées, l’actuel feu en région parisienne.

Il s’agit de l’incendie qui avait ravagé au total 1 917 hectares de lande sur le site naturel des monts d’Arrée à Brasparts dans le Finistère (ouest), à la fin juillet 2022. Ce feu avait une origine criminelle, avait indiqué à l’époque le parquet de Quimper, tout comme cela est aujourd’hui avancé pour l’incendie en forêt de Fontainebleau.

En août 2022, un autre incendie avait ravagé 1 450 hectares dans la forêt du Pugle, sur la commune de Baugé-en-Anjou en Maine-et-Loire (ouest).

C’est durant ce même été 2022 que le sud-ouest de la France avait connu plusieurs incendies de forêt monstrueux à cause de la sécheresse et de la chaleur.

Dans la base BDIFF, le plus vaste incendie répertorié à ce jour en France métropolitaine, est celui de Landiras en Gironde qui, en juillet 2022, avait carbonisé 12 552 hectares.

Il arrive devant le feu de Vidauban dans le Var (sud-est) qui avait brûlé 11 580 hectares en septembre 1990 et celui de Ribaute dans l’Aude (sud) qui en août 2025 avait parcouru 11 133 hectares.

Pour la forêt de Fontainebleau, l’actuel incendie est le pire depuis ceux de 1921 (762 hectares) et de 1945 (825 ha), selon les archives remontant à 1863, relève Sophie David, responsable du service environnement et accueil du public à l’ONF Ile-de-France-Est et archéologue spécialiste de Fontainebleau.

Avec ses 17,5 millions d’hectares couvrant 32 % du territoire métropolitain, la forêt française subit en moyenne environ 2 500 incendies par an depuis le début du 21e siècle.

Ces feux détruisent en moyenne plus de 11 000 hectares de bois ou de végétation par an depuis 2006 en France métropolitaine, d’après la base BDIFF.

Mais le nombre d’incendies et les surfaces brûlées fluctuent extrêmement d’une année sur l’autre en fonction surtout des conditions météo : 2022 a été l’année la plus noire de ces cinq dernières années en France métropolitaine, avec 4 378 incendies et 58 980 hectares brûlés devant 2025 (2 514 feux, 21 736 hectares brûlés).

Les chiffres de l’année 2026 ne sont pas encore intégrés à la base de données BDIFF (gérée par l’Institut national de l’information géographique et forestière – IGN).