El Niño est déjà le plus intense jamais observé
TNC le 21/10/2026 à 10:39
Le phénomène El Niño actuel peut déjà être considéré comme le plus intense jamais observé, et son point culminant n’est pas encore atteint.
« El Niño est là et peut déjà être considéré comme un événement de forte intensité. Mais le point culminant n’est pas encore atteint, il ne surviendra qu’entre octobre et décembre. D’ici là, El Niño continuera de se renforcer », alerte Klaus Marquardt, météorologue chez MeteoNews. Il explique qu’au 5 octobre, la température à la surface de la mer dans la région Niño 3.4, zone de référence située dans le centre-est de l’océan pacifique équatorial qui permet de mesurer l’intensité du phénomène, a dépassé la barre des 30 degrés, « une première absolue » depuis le début des observations par satellite.
« Ce phénomène El Niño atteindra son apogée au cours des 8 à 12 prochaines semaines, après quoi l’anomalie de température devrait progressivement s’atténuer », poursuit le météorologue.
Impact sur le continent américain
En général, un épisode El Niño affecte le climat mondial avec des conditions plus humides sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis. À l’inverse, il entraîne généralement des conditions sèches en Océanie, Australie ainsi que sur le bassin de l’Amazonie. En Europe, il peut se manifester par des températures plus tempérées et davantage de pluie en Europe de l’Ouest en novembre-décembre.
Pour le moment, le phénomène El Niño impacte fortement le continent américain. L’Amérique centrale, du sud du Mexique à l’ouest du Panama, subit une sécheresse dramatique, impactant les récoltes mais aussi le bétail qui manque d’eau et d’herbe. Selon l’Association des éleveurs de bétail du Salvador, la sécheresse provoquée par El Niño touche 60 % du cheptel bovin du pays, rapporte l’AFP. Avec le renforcement d’El Niño, le trafic a aussi été restreint sur le canal de Panama, entraînant une hausse des coûts et une perturbation du frêt mondial.
En Amérique du Sud, c’est à l’inverse de fortes pluies qui provoquent des inondations au Pérou ou en Équateur.