« Fertilisation de précision »

Atfarm par Yara : un outil désormais accessible à tous


Grandes cultures le 30/03/2018 à 18:24
Les résultats sont équivalents à Farmstar avec une autonomie plus importante pour l'utilisateur d'Atfarm, selon l'équipe Yara. (©Yara)

Les résultats sont équivalents à Farmstar avec une autonomie plus importante pour l'utilisateur d'Atfarm, selon l'équipe Yara. (©Yara)

De gauche à droite : Audric Chauveau, solution manager chez Yara Digital Farming, Geraldo Mattioli, président de Yara France et directeur commercial pour la partie nutrition des plantes, Marion Cosson, responsable marketing d'Atfarm et Tiphaine Varon, responsable développement outils et services Yara France. (©TNC)

De gauche à droite : Audric Chauveau, solution manager chez Yara Digital Farming, Geraldo Mattioli, président de Yara France et directeur commercial pour la partie nutrition des plantes, Marion Cosson, responsable marketing d'Atfarm et Tiphaine Varon, responsable développement outils et services Yara France. (©TNC)

Pour ce printemps 2018, Yara lance Atfarm, un nouvel outil d’aide à la décision afin de « rendre l’agriculture de précision accessible à tous ». Il est disponible en ligne gratuitement pour toute la campagne. Cet outil permettra aux utilisateurs de visualiser la biomasse de leurs parcelles à partir d'images satellites et ainsi de créer des cartes d’épandage d’engrais, facilement et sans investissement initial.

Yara Digital Farming a créé un outil d’optimisation de fertilisation, Atfarm. Il a été développé par une équipe interdisciplinaire de chercheurs agronomes, agriculteurs, designers, développeurs et entrepreneurs. Tout au long de son développement, il a été testé et validé par des agriculteurs français et allemands.

Son objectif : « Optimiser les récoltes grâce à la fertilisation de précision : un meilleur rendement, une qualité améliorée et un risque verse limité. Autrement dit, les bénéfices classiques de la modulation intraparcellaire », indique Marion Cosson, responsable marketing d’Atfarm. Mais l’association entre une « technologie basée sur l’expertise agronomique du Yara N-Sensor et l’imagerie satellitaire de pointe » rend ce service plus facile d’accès. Le N-Sensor reste un « outil premium », surtout présent sur les grandes exploitations et les entreprises de travaux agricoles, du fait de l’investissement nécessaire (entre 30 000 et 40 000 €, ou bien entre 20 et 25 €/ha en prestation de services).

Cet outil d’aide à la décision (OAD) se veut « simple d’utilisation et accessible à tous », il est d’ailleurs gratuit pour toute la campagne 2018. Yara souhaite « obtenir un grand nombre de retours utilisateurs afin de le perfectionner » avant de lancer sa commercialisation l’année prochaine.

Il suffit de s’inscrire donc en ligne. Sur les cartes, il est possible soit de détourer ses parcelles à l’aide de l’outil de recherche, soit de charger tout le parcellaire d’un seul coup, à l’aide d’un fichier Telepac par exemple. Ensuite, l’agriculteur peut visualiser les « moindres variations de croissance des cultures grâce aux images satellite et de biomasse haute résolution d’Atfarm », ajoute la responsable marketing.

Cette utilisation des images satellitaires ESA Sentinel 2A/2B est possible depuis l’année dernière. En effet, « elles ont atteint récemment un niveau de qualité et de disponibilité très élevé. On peut désormais déterminer la biomasse végétale avec une grande précision, et ce dans le monde entier », précise Tiphaine Varon, responsable développement outils et services chez Yara France.

Selon l’équipe d’Atfarm, la précision de cet outil est d’environ 70 % comparée à celle du N-Sensor (100 %).

Le producteur visualise l’ensemble de ses cultures, peut créer manuellement ses cartes d’application et les télécharger ensuite directement, prêtes à l’emploi. Ces dernières sont compatibles avec toutes les marques. Ainsi, l’agriculteur organise ses épandages d’engrais depuis son bureau. L’outil propose aussi l’accès aux visuels des saisons précédentes afin de comparer avec les images actuelles. L’agriculteur reste seul décideur de la quantité et du type d’engrais apporté. Il doit également fixer les doses minimale et maximale.

Au fil des prochains mois, de nouvelles fonctionnalités vont être déployées. Notamment, l’intégration des données météorologiques pour plus de pertinence. Courant avril, les cartes de biomasse agrégées seront intégrées (celles obtenues lors de jours nuageux seront supprimées pour plus de précision) et les cartes d’application seront créées automatiquement sur la base du modèle N-Sensor. L’utilisateur aura, toutefois, toujours la main s’il souhaite modifier la dose apportée sur certaines zones (connaissance historique des parcelles). Au cours du mois de juin, un système de notification et d’alerte sera ajouté en cas de problèmes.

Pour le moment, Atfarm est utilisable pour le blé. Yara envisage de proposer rapidement sur Atfarm toutes les cultures disponibles avec le N-Sensor, c’est-à-dire céréales, colza, maïs et pomme de terre ; et de développer l’OAD pour la betterave.