Moisson 2021

« Un rendement national en blé tendre estimé au-dessus de la moyenne »


TNC le 09/07/2021 à 16:15
Arvalis-Institut du végétal et Intercéréales publient, pour la première fois, une estimation du rendement national en blé tendre. (©TNC)

Arvalis-Institut du végétal et Intercéréales publient, pour la première fois, une estimation du rendement national en blé tendre. (©TNC)

Alors que les récoltes de blé tendre commencent entre les gouttes, Arvalis-Institut du végétal publie pour la première fois, avec Intercéréales, une estimation du rendement national de blé tendre. « Ce dernier atteindrait 74 q/ha en 2021, soit 4 % de plus que la moyenne des 10 dernières années. La teneur moyenne en protéines est quant à elle estimée à 11,6 %, une valeur correspondant à la moyenne décennale », indiquent les deux partenaires dans un communiqué commun.

Pour cette récolte 2021, Arvalis-Institut du végétal et Intercéréales estiment une moyenne de rendement en blé tendre de 74 q/ha, soit une hausse de 8 % par rapport à 2020 et 4 % par rapport à la moyenne des 10 dernières années. « Cette moyenne nationale masque des hétérogénéités régionales et des effets liés à la profondeur des sols, notamment dans le sud du pays », détaillent les deux institutions.

« Dans la moitié nord, les blés ont bénéficié d’une pluviométrie convenable et de températures relativement fraîches au cours du printemps, favorisant l’expression du potentiel des cultures mais entraînant des moissons plus tardives, indique François Laurent, directeur R&D d’Arvalis. Dans le sud en revanche, l’hiver humide suivi de sécheresses parfois très intenses de fin février à fin avril ont pu entamer partiellement ce potentiel. »

Estimations du rendement en blé tendre en France. (©Arvalis-Institut du végétal/Intercéréales)

Une teneur en protéines dans la moyenne

Concernant la qualité des grains, « Arvalis-Institut du végétal estime que la teneur moyenne en protéines dans le blé tendre français atteindrait 11,6 % en 2021, une valeur équivalente à celle de 2020 et à la moyenne décennale. Ce critère est déterminant pour satisfaire les exigences des marchés.

Pour Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales, « ces niveaux de rendement et de protéines devraient nous permettre d’approvisionner l’ensemble de nos clients en France et à l’international ».