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Marché physique - Cours du 25/03/2026
Place - Qualité
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Variation
Graphique
Place - Qualité
Rouen - Standard
Dernier cours
25/03/2026 503 €/t
Cours précédent
24/03/2026 508.25 €/t
Variation
-5.25 €/t
Marché à terme 15 min différé
Analyse colza - Hebdo
Le colza est encore bousculé par la guerre en Iran
Les prix du colza ont encore été chahutés par les brusques mouvements du pétrole, tandis que la demande intérieure reste en retrait.
Les cours du colza ont encore subi une nette volatilité cette semaine sur le physique français et le marché à terme européen, pour ne finalement enregistrer que de légères pertes durant la période. La graine oléagineuse reste en effet secouée par les brusques mouvements des cours du brut, qui continuent de bondir et de chuter au rythme des frappes militaires au Moyen-Orient et des déclarations des dirigeants impliqués dans le conflit. Donald Trump a notamment provoqué un rapide décrochage de l’or noir en début de semaine en évoquant des négociations constructives entre Washington et Téhéran, avant que les autorités iraniennes ne démentent immédiatement ces affirmations.
Des propositions de conditions de paix auraient toutefois bel et bien été transmises à Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan, tandis que l’Iran aurait décidé de permettre la navigation de navires de pays dits « non hostiles » via le détroit d’Ormuz, après paiement d’un droit de passage. Dans le même temps, les nombreuses frappes sur des infrastructures énergétiques critiques dans l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient provoquent d’ores et déjà des ruptures d’approvisionnements en Asie et en Europe.
Côté fondamentaux, la demande de l’industrie française reste particulièrement en retrait depuis le début du conflit, tandis que le rythme de trituration a déjà marqué le pas depuis le début de l’année dans l’ensemble de l’Europe. La montée des prix de la graine ainsi que le risque d’une envolée des prix de l’énergie incitent en effet à la prudence. À l’international en revanche, la reprise de la demande indienne et chinoise insuffle un nouvel élan de fermeté sur les huiles végétales, indépendamment des soubresauts des cours du brut.