Agri-Mutuel > Cotations > Blé tendre
Marché physique - Cours du 13/02/2026
Place - Qualité
Dernier cours
Cours précédent
Variation
Graphique
Place - Qualité
Rouen - Standard
Dernier cours
13/02/2026 178 €/t
Cours précédent
12/02/2026 177 €/t
Variation
1 €/t
Marché à terme 15 min différé
Analyse blé tendre - Hebdo
Les améliorations climatiques font reculer les prix
La remontée des températures dans le bassin mer Noire a fait plier les cours du blé.
Les cours du blé ont sensiblement reculé cette semaine sur le physique français et le marché à terme européen, en réaction notamment à un apaisement des craintes concernant le climat dans le bassin mer Noire ainsi qu’en Europe de l’Est. La récente vague de froid critique n’aurait en effet pas causé de dégâts notables sur les cultures d’hiver, et le redoux d’ores et déjà constaté en Ukraine et attendu en Russie écarte désormais les risques. Les averses en France, après les lourdes intempéries qui ont déjà touché l’Espagne, sont toutefois désormais sous surveillance.
Le blé français continue par ailleurs de profiter d’une demande soutenue, tant à destination des pays tiers que sur l’intracommunautaire, et les programmes de chargements pour les prochaines semaines seraient encore relativement denses, selon des opérateurs de marché. Sur l’intérieur également, les intérêts acheteurs reprennent de l’ampleur, en qualité fourragère comme meunière sur l’ancienne et la prochaine moisson.
À l’international cependant, le poids de l’offre reste particulièrement lourd, notamment en provenance de l’hémisphère Sud. Dans son dernier rapport mensuel, l’USDA a d’ailleurs relevé de 2 Mt le potentiel d’exportation argentin sur la campagne actuelle, à un nouveau record de 18 Mt, contre 13,3 Mt l’an dernier. À noter par ailleurs, StatCan a notamment estimé à 22,2 Mt les stocks canadiens de blé tendre au 31 décembre dernier, soit leur plus haut niveau enregistré depuis onze ans !
Analyse international
Le soja US poursuit sa vive ascension
Les prix du soja continuent de grimper en anticipation d'une montée de la demande chinoise et de l'industrie du biodiesel.
Les cours du soja se sont encore distingués cette semaine à Chicago, toujours portés par les espoirs d’une intensification de la demande chinoise pour la fève américaine. Les récents commentaires de Donald Trump à ce sujet continuent en effet de gonfler l’optimisme des opérateurs outre-Atlantique, malgré l’avancée des récoltes brésiliennes et la nette compétitivité de cette origine sur les marchés asiatiques. Dans son dernier rapport mensuel, l’USDA a d’ailleurs remonté de 2 Mt le potentiel de production brésilien, à un nouveau record de 180 Mt, contre 171,5 Mt l’an dernier.
Le complexe soja est en outre dynamisé actuellement par une flambée des prix de l’huile, en réaction à la vive remontée des cours du brut et aux récentes propositions de l’administration Trump, particulièrement favorable à la consommation d’huiles végétales nord-américaines dans les fabrications de biocarburants. Les cours du maïs ont en revanche reculé cette semaine sur le CBOT, malgré des ventes à l’international toujours aussi denses du côté des États-Unis.
L’USDA a d’ailleurs remonté de 2,5 Mt le potentiel d’exportation américain sur la campagne actuelle, à 83,8 Mt, et réduit d’autant le stock attendu en fin de campagne 25/26 (54 Mt). Le bilan blé n’a en revanche été que peu modifié, laissant les prix de la céréale à paille sans direction claire à Chicago. La remontée des températures dans le bassin mer Noire et des conditions climatiques désormais relativement favorables dans l’hémisphère Nord limitent cependant de nouveau le potentiel de reprise de la tendance.