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Marché physique - Cours du 02/10/2026
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Rouen - Standard
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02/10/2026 220.5 €/t
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01/10/2026 221.25 €/t
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Marché à terme 15 min différé
Analyse blé tendre - Hebdo
La diplomatie pèse sur les prix
Les prix du blé ont été pénalisés par des espoirs de désescalade du conflit russo-ukrainien, mais la poussée de la demande sur l'intérieur comme sur le portuaire apporte encore du soutien.
Les cours du blé ont encore été fortement chahutés par l’évolution du conflit russo-ukrainien ces derniers jours sur le physique français comme à l’international. L’Assemblée générale de l’ONU la semaine passée a en effet motivé des efforts diplomatiques menés par Washington auprès de Moscou et de Kiev pour parvenir à une désescalade du conflit entre les deux pays. Si aucun accord n’a été trouvé pour le moment, des discussions évoquant un cessez-le-feu sur les infrastructures portuaires et énergétiques ainsi qu’une reprise des négociations tripartites ont suffi à sensiblement affaiblir la tendance.
Dans le même temps, la Turquie poursuit les rencontres avec les autorités russes, ukrainiennes, et de nombreux pays du Moyen-Orient, dans l’espoir de parvenir à la restauration du corridor sécurisé en mer Noire, qui avait permis de relancer les flux d’exportations maritimes au début de la guerre en 2022. La tendance s’est cependant raffermie en début de semaine, compte tenu d’un blocage encore critique des routes commerciales russes et ukrainiennes et du report désormais notable de la demande vers les origines françaises et argentines.
La prime portuaire continue d’ailleurs de gonfler rapidement dans l’Hexagone, malgré une demande intérieure tout aussi dynamique. Le renchérissement du maïs motive en effet une demande soutenue de l’alimentation du bétail depuis plusieurs semaines, tandis que la meunerie, elle, fait face à une offre limitée pour couvrir ses besoins en seconde partie de campagne. La prochaine récolte suscite quant à elle de premières préoccupations, en raison des graves difficultés économiques rencontrées par les exploitations russes et ukrainiennes. En France cependant, l’arrivée de pluies bénéfiques rassure désormais les producteurs avant les premiers semis.
Analyse international
Le blé et le soja reculent rapidement à Chicago
Les prix des céréales ont été plombés par des espoirs de désescalade du conflit russo-ukrainien.
L’ensemble des commodités agricoles ont subi des pertes conséquentes ces derniers jours à Chicago, avec notamment des prix du blé qui sont retombés à leur plus bas niveau depuis plus d’un mois. Les nombreuses déclarations des dirigeants américains, russes et ukrainiens concernant des discussions diplomatiques pour parvenir à une désescalade du conflit en mer Noire ont en effet sensiblement affaibli la tendance, en dépit d’une situation encore extrêmement critique dans la région. La Turquie poursuit également ses efforts pour parvenir à la mise en place d’un corridor sécurisé pour le transport de grains dans la région, renforçant ainsi les espoirs d’une reprise du trafic maritime dans la région.
Le blé US est en outre encore pénalisé par des prix très peu compétitifs à l’international, qui limitent de fait les ventes du pays vers les pays tiers. Le complexe soja a quant à lui été plombé par la rencontre entre Donald Trump et XI Jinping la semaine passée, qui a certes mené à une réduction des droits de douanes chinois sur un ensemble de produits agricoles américains, mais dont la fève ne fait pas partie. Les ventes US de soja à l’international ont en outre brutalement décroché durant la mi-septembre, plombant ainsi un peu plus le moral des opérateurs américains.
La récente chute des prix du baril a également pénalisé l’ensemble du secteur des biocarburants ces deux dernières semaines. Les conditions climatiques dans la Corn Belt reviennent cependant au centre des attentions en ce début d’automne, en raison de précipitations excessives qui entravent désormais la progression des récoltes de maïs et de soja, ainsi que l’avancée des semis de blé d’hiver.