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Blé tendre


Marché physique - Cours du 03/12/2020

Place - Qualité

Dernier cours

Cours précédent

Variation

Graphique

 

Rouen - Standard

03/12/2020 206 €/t

03/12/2020 186 €/t

20 €/t

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Marché à terme 15 min différé

Analyse blé tendre - Hebdo

Petit ralentissement

L'offre internationale prend de l'ampleur mais la France profite toujours de bons débouchés et d'une demande intérieure suffisante.

Le blé européen a enregistré quelques pertes cette semaine face à un marché international qui tend à se boucher quelque peu. Avec la bonne avancée des moissons australiennes, le Bureau australien à l’agriculture a notamment relevé son estimation de récolte nationale 31,2 Mt, soit la seconde plus grosse moisson du pays, après 2016 (31,8 Mt) !

La Russie continue par ailleurs de maintenir un rythme d’export soutenu et affichent actuellement des prix compétitifs. SovEcon a d’ailleurs relevé d’un million de tonnes sont estimation d’exports russes sur la campagne actuelle, à 40,8 Mt, soit un niveau équivalent au record établi en 2017 (40,9 Mt) ! La Russie envisagerait de surcroît de remonter de 2,5 Mt son quota d’export de grains allant de février à fin juin, à 17,5 Mt.

L’Égypte est d’ailleurs passé deux fois aux achats ces derniers jours, pour respectivement 170 et 175 kt de blé, dont 285 kt d’origine russe (et 60 kt de blé ukrainien). Le prix traité peine toutefois à s’apprécier d’un tender à l’autre (262 $/t Fob). Les origines françaises continuent quant à elle de trouver des débouchés vers la Chine et l’Algérie et à maintenir ainsi un rythme d’export soutenu.

Sur le marché intérieur, les amidonniers sont de surcroît aux affaires, tandis que la meunerie commence à couvrir des besoins sur la prochaine campagne. Concernant la récolte 2021, les semis de blé tendre au 16 novembre dernier étaient d’ailleurs terminés à 95 % selon FranceAgriMer, contre à peine 73 % l’an dernier.

Analyse international

La Chine privilégie le soja brésilien

Des prises de bénéfices et un désintérêt des acheteurs chinois pour le soja US ont provoqué un net retrait des cours américains.

Chicago a subi des pertes notables cette semaine. Les fêtes de Thanksgiving ont en effet été synonymes de prises de bénéfices après le rallye haussier enregistré par les cours du maïs et du soja ces dernières semaines. Les prix élevés de la fève ont en outre poussé plusieurs opérateurs chinois à annuler leurs récents achats. L’Empire du Milieu semble en effet désormais privilégier le soja brésilien, meilleur marché.

Les ventes américaines à l’international ont d’ailleurs nettement ralenti la semaine passée, à 768 Kt. Les ventes de maïs restent en revanche très dynamiques, avec 1,7 Mt enregistré sur la période, dont 555 kt à destination du Mexique. Les États-Unis ont ainsi engagé à l’export un total de 36,9 Mt sur la nouvelle campagne, soit un nouveau record pour cette période de l’année.

Le blé américain a également subi une forte contraction avec des améliorations climatiques notables constatées en Russie et dans le Midwest américain. Dans son dernier Crop Progress hebdomadaire de l’année, l’USDA a d’ailleurs relevé de trois points ses notations de « bon à excellent », à 46 %.

Les ventes américaines de blé à l’international ont toutefois bondi à 796 kt la semaine passée, nettement au-dessus des attentes du marché. Notons également l’affaiblissement marquée du dollar à l’international, favorable à l’ensemble des cotations américaines.

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