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Blé tendre


Marché physique - Cours du 25/06/2021

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Graphique

 

Rouen - Standard

25/06/2021 203 €/t

24/06/2021 205 €/t

-2 €/t

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Marché à terme 15 min différé

Analyse blé tendre - Hebdo

Un marché encore hésitant

De bonnes perspectives de production en Europe et en mer Noire et des acheteurs plus discrets limitent le rebond du blé.

Les prix du blé ont grappillé un peu de terrain sur la semaine écoulée, mais restent pénalisés par des perspectives d’offres 2021 encourageantes. Les conditions climatiques sont en effet toujours aussi bonnes en mer Noire, en Europe, ainsi qu’en Australie. FranceAgriMer maintient de son côté à 81 % le taux de « bon à très bon », contre à peine 56 % l’an dernier et 70 % en moyenne cinq ans.

À noter tout de même, les pluies annoncées sur les Grandes Plaines américaines ont finalement été plus limitées qu’anticipé. Les cultures de printemps US accusent désormais un déficit hydrique critique et les potentiels de production s’amenuisent outre-Atlantique. L’USDA a d’ailleurs coupé de dix points supplémentaires ses notations de blé de printemps, à 27 % de « bon à excellent » seulement, contre 75 % l’an dernier !

Les acheteurs maintiennent toutefois la pression sur les cours en limitant leurs affaires depuis une quinzaine de jours. Les fabricants d’aliment du bétail et la meunerie sont en effet sur la retenue dans l’attente des nouvelles moissons et de la fin du mouvement baissier des céréales. À l’international, l’origine française a par ailleurs perdu en compétitivité ce qui limite les affaires. La Russie profite notamment de la taxe flottante mise en place le 1er juin dernier (moins onéreuse que la taxe fixe de 50 €/t jusqu’alors en vigueur) pour accélérer son rythme d’export.

L’Égypte a quant à elle annulé son dernier tender en raison de prix encore jugés trop élevés. L’Algérie a en outre renvoyé un cargo de blés français après la découverte de deux animaux morts dans le chargement (27 kt).

Analyse international

Encore du rouge à Chicago

Les pluies sur une partie de la Corn Belt et le renforcement du dollar à l'international ont poussé Chicago à la baisse malgré des conditions de culture inquiétantes.

Chicago est resté enfermé dans sa spirale baissière cette semaine malgré une météo finalement plus capricieuse qu’annoncé. Des pluies bénéfiques aux cultures sont certes venues balayer une bonne partie de la Corn Belt ces derniers jours, mais le Nord des US continue de souffrir d’un déficit hydrique de plus en plus inquiétant. L’USDA a notamment coupé de dix points ses notations de blé de printemps, à 27 % de « bon à excellent », contre 75 % l’an dernier !

Les notations de maïs et de soja ont quant à elles été réduites de respectivement trois (65 %) et deux points (60 %), pour retomber nettement sous leur moyenne cinq ans (70 et 67 %). Les prix US ont toutefois été mécaniquement tirés à la baisse par un vif renforcement du dollar à l’international, après que la Fed a annoncé vouloir remonter ses taux directeurs plus rapidement qu’initialement anticipé.

L’administration Biden envisage par ailleurs d’assouplir ses mandats d’incorporation, ce qui viendrait réduire sensiblement l’utilisation de maïs et d’huile végétales dans les fabrications de biocarburants l’an prochain. À plus court terme en revanche, la rapide remontée des cours du brut et des prix du maïs plus compétitifs devraient motiver une production d’éthanol accrue. Selon la Nopa, (National Oilseed Processors Association), les stocks américains d’huile de soja ont en outre reculé de 14 kt le mois dernier, à 758 kt.

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