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Marché physique - Cours du 06/02/2026
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Graphique
Place - Qualité
Rouen - Standard
Dernier cours
06/02/2026 178.25 €/t
Cours précédent
05/02/2026 178.75 €/t
Variation
-0.5 €/t
Marché à terme 15 min différé
Analyse blé tendre - Hebdo
Les exportations et l'eurodollar motivent un rebond
Les prix du blé ont profité de l'affaiblissement de l'eurodollar et d'une bonne demande européenne et internationale pour repartir à la hausse.
Les cours du blé ont rapidement retrouvé le chemin de la hausse cette semaine sur le physique français et le marché à terme européen, en grande partie sous l’évolution de la parité eurodollar. Les rapides mouvements sur le marché des changes avaient en effet plombé les prix européens fin janvier, avant que la monnaie unique ne corrige nettement à la baisse ces derniers jours et améliore ainsi mécaniquement la compétitivité des origines UE sur la scène internationale.
Le blé français profite en outre actuellement d’une demande intracommunautaire qui gagne en intensité, notamment en qualité fourragère, tandis que la demande d’Afrique du Nord continue d’animer la filière. Les conditions hivernales relativement extrêmes en Russie, et plus généralement en mer Noire, limitent en outre quelque peu la logistique dans la région et maintiennent ainsi l’intérêt des importateurs pour des approvisionnements en provenance d’Europe de l’Ouest.
La concurrence argentine demeure toutefois très compétitive et continue de tirer l’ensemble des cotations mondiales à la baisse. Sur le marché intérieur français, les affaires sont par ailleurs plus calmes, tant en raison d’un manque d’intérêt des meuniers que d’une réticence des producteurs à avancer dans les commercialisations aux prix actuels. Concernant la prochaine campagne, les conditions climatiques restent quant à elles plutôt favorables en Europe de l’Ouest, tandis qu’en Russie et en Ukraine, des températures minimales sous les -20 °C continuent d’inquiéter, malgré la présence de couverture neigeuse.
Analyse international
Le blé cède à nouveau du terrain à Chicago
Le blé repart dans le rouge sous la pression de l'eurodollar et après des vagues de froid jugées sans grandes conséquences. Le maïs et le soja restent partagés entre le recul du pétrole et le soutien du gouvernement US à l'industrie des biocarburants.
Les prix du blé ont sensiblement reculé cette semaine à Chicago, sous le poids d’un rapide redressement du dollar Index et d’un apaisement des craintes concernant les conditions climatiques dans l’hémisphère Nord. Les précipitations neigeuses qui ont protégé les parcelles durant les chutes de températures récemment enregistrées aux États-Unis ainsi qu’en Russie et en Ukraine auraient en effet permis de protéger les cultures et d’améliorer les conditions hydriques des sols dans les zones encore en déficit. Le maintien de températures critiques autour du bassin mer Noire reste toutefois observé avec attention.
Les États-Unis continuent par ailleurs d’enregistrer des ventes de céréales à l’international et une activité portuaire dynamique particulièrement soutenue. Le maïs a cependant aussi évolué sur une dynamique légèrement négative ces derniers jours, également pénalisé par le regain de fermeté du billet vert mais aussi par le rapide retournement baissier des cours du brut, défavorable à l’ensemble du secteur des biocarburants.
Cette influence a toutefois aussi été quelque peu compensée par les récents engagements de l’administration Trump, avec notamment le projet d’autoriser la commercialisation de l’éthanol E15 durant la période estivale. Le cadre du crédit d’impôt sur les carburants à faible émission proposé par le Trésor américain pourrait également amplifier durablement la consommation d’huile de soja produite aux États-Unis.