L’usine New Holland de Zedelgem fête ses 120 ans et prépare déjà la récolte de demain


TNC le 23/09/2026 à 17:46
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Tous les modèles des séries CR et CX sont assemblés à Zedelgem, ainsi que les presses haute densité et les ensileuses FR. (© TNC)

L’usine New Holland installée à Zedelgem en Belgique, fête ses 120 ans. Devenue le centre mondial de la marque pour les technologies de récolte, elle concentre la conception et la production des principales machines de récolte du constructeur. Avec 150 millions d’euros investis entre 2022 et 2025, Zedelgem entend surtout adapter son outil industriel aux machines de demain.

L’histoire industrielle de Zedelgem remonte à 1906. Leon Claeys y fonde alors une entreprise d’ingénierie qui se lance dans la fabrication de batteuses. En 1952, l’entreprise franchit une étape avec le lancement de la MZ, présentée comme la première moissonneuse-batteuse automotrice d’Europe. Claeys sera rachetée par Sperry Rand, alors propriétaire de New Holland, 12 ans plus tard. En 1991, la marque rejoint le groupe Fiat.

Cette photo illustre le chemin parcouru par la marque et ses machines de récolte… (© New Holland)

Depuis, Zedelgem a évidemment changé d’échelle. Le site belge couvre aujourd’hui 36 hectares et quelque 3 000 salariés travaillent au développement et à la production des moissonneuses-batteuses CX et CR Twin Rotor, des ensileuses FR Forage Cruiser et des presses à balles rectangulaires BigBaler. Les machines fabriquées à Zedelgem sont exportées vers environ 130 pays.

150 millions d’euros pour moderniser l’usine

New Holland indique avoir investi 150 millions d’euros entre 2022 et 2025 afin de renforcer les capacités de recherche, d’ingénierie et de production du site. La chaîne d’assemblage et la zone logistique ont été repensées pour accompagner la production des CR10 et CR11.

Des véhicules à guidage automatique (VGA) circulent désormais dans l’usine afin d’améliorer la flexibilité de la production. L’objectif est notamment de pouvoir adapter plus facilement les machines aux configurations demandées par les clients.

New Holland mise également sur l’ingénierie virtuelle. Les équipes peuvent tester de nouveaux concepts avant même leur fabrication physique, notamment pour évaluer les fonctionnalités, l’ergonomie ou l’interaction avec l’opérateur. La marque indique aussi associer les utilisateurs plus tôt dans le processus de développement.

Pour photographier les monstres assemblés sur la chaîne de l’usine New Holland de Zedelgem, mieux vaut prendre du recul. (© New Holland)

11 000 composants dans une CR11

Pour mesurer la taille de l’outil industriel, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Zedelgem transforme chaque année quelque 157 000 tonnes d’acier pour fabriquer ses machines de récolte.

Une CR11 compte à elle seule environ 11 000 composants individuels. Elle intègre 75 technologies nouvellement brevetées, selon New Holland. Sa fabrication demande environ 500 heures de production.

Le constructeur rappelle également que la CR10 et la CR11 sont les modèles les plus puissants au catalogue. La CR11 embarque notamment une trémie atteignant 20 000 litres et un moteur de 775 ch de puissance. Un monstre.

De la mécanique à l’intelligence numérique

À Zedelgem, la mécanique n’est donc plus le seul sujet. Connectivité, automatisation et aide à la décision prennent une place croissante dans le développement des machines.

Sur la CR11, New Holland met en avant une réduction des pertes de grain, annoncées comme « proches de zéro », ainsi qu’une baisse de 15 % du coût total de possession. Des performances revendiquées par le constructeur, qui restent évidemment dépendantes des conditions d’utilisation.

Après 120 ans d’évolution, Zedelgem reste donc un site clé pour les machines de récolte New Holland.