« Ma collecte », une solution gratuite au problème des huiles usagées agricoles


TNC le 24/02/2026 à 17:00
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En France, les agriculteurs ne représentent aujourd’hui que 5 % des 240 000 tonnes d’huiles usagées collectées chaque année. (© Cyclevia)

Lancé il y a un an par Cyclevia, ce dispositif, qui intervient partout en France dès 200 litres de stockage, entend devenir à l’avenir « un réflexe » auprès des agriculteurs.

Elles s’accumulent par milliers de litres dans les fermes françaises, stockées parfois depuis des lustres, avec des risques de fuites et de pollution. Lancé en 2020, Cyclevia, l’éco-organisme de la filière des huiles et des lubrifiants en France, entend apporter une solution « simple et gratuite » au problème des huiles usagées agricoles. Car avec des tracteurs qui en contiennent entre 40 et 50 litres, les volumes s’accumulent vite.

« Aujourd’hui, de nombreux agriculteurs peinent à faire collecter leurs huiles usagées car les freins sont nombreux. Manque d’interlocuteur clairement identifié, coûts d’enlèvement élevés en zones rurales, seuil de collecte minimum trop important, souvent 600 litres… », constate Cyclevia, qui a lancé le dispositif « Ma collecte » pour rendre cette démarche facile et accessible. D’autant qu’il ne faut pas traîner : avec le temps, la « qualité » du déchet se dégrade, compromettant ainsi son recyclage.

Un potentiel de progression « considérable »

« Nous proposons une collecte gratuite, rapide et sécurisée dès 200 litres partout dans l’Hexagone, même dans les zones les moins accessibles, réalisée par pompage, et qui soulage les exploitants dans leurs démarches administratives », met en avant Cyclevia, qui collabore avec les Chambres d’agriculture.

En France, les agriculteurs ne représentent aujourd’hui que 5 % des 240 000 tonnes d’huiles usagées collectées chaque année. « Un an après son lancement, Ma Collecte compte déjà 30 % d’agriculteurs parmi ses usagers, soit 18 % des volumes collectés par ce dispositif. Avec près de 70 000 exploitations céréalières recensées en France, sans compter les autres filières agricoles, le potentiel de progression est donc considérable », souligne Cyclevia.

L’éco-organisme prendra également en charge, dès cette année, la collecte des emballages d’huiles.