« Je déchaumais le carrelage de la cuisine avec mes miniatures »


TNC le 21/01/2026 à 15:00
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Les dioramas reconstituent des scènes de la vie agricole avec un réalisme bluffant. (© Agreenov)

Le salon Agree Mini Show revient ce dimanche 25 janvier sur le campus d’UniLaSalle à Beauvais (Oise). L’occasion d’admirer des reconstitutions en modèle réduit du monde agricole mais aussi des machines grandeur nature.

C’est un monde agricole idéal, loin du Mercosur et de la DNC, qui débarque ce dimanche 25 janvier à Beauvais, dans l’Oise. Le campus d’UniLaSalle accueille la 17e édition de l’Agree Mini Show. Plus de 300 mètres de reconstitutions d’ensilages, de fermes, de moissons et de toutes les scènes imaginées jusque dans le moindre détail par les passionnés sont à admirer.

Une cinquantaine d’exposants et de revendeurs ont été conviés. « Ce sont souvent des habitués. Si leur emplacement leur plaît, il le réserve d’une année sur l’autre ! C’est un cercle restreint, un petit monde. S’ils sont satisfaits du salon, ils en parlent entre eux et nous contactent », raconte Brice Giron, le vice-président de l’association étudiante Agreenov qui organise traditionnellement l’évènement.

Le monde des concessions n’est pas oublié dans les dioramas ! (© Agreenov)

Les modèles réduits ne sont pas seuls : du matériel agricole grandeur nature est également exposé. « Notre objectif, c’est aussi de faire découvrir cet univers au grand public, de faire venir des familles », poursuit l’apprenti ingénieur en agronomie et agro-industries, actuellement en 3e année de formation.

Le prix d’entrée est ainsi volontairement modeste, 3 €, et gratuit en dessous de 12 ans. Une tombola, des sessions de photos et de Photomaton et un espace restauration complètent le programme.

Les chantiers les plus divers sont représentés. (© Agreenov)

Tous les ans, une miniature exclusive est proposée en édition limitée à la vente sur le salon. Pour 2026, c’est un rouleau Faca du constructeur Sky qui fera le régal des amateurs. « Il y en a qui ne viennent quasiment que pour ça. Ils font la queue dès l’ouverture à 10 heures », confie Brice Giron.

Ce fils d’agriculteur possède lui aussi une collection de miniatures, du genre raisonnable : « elle tient dans une vitrine ». Ses trésors sont variés, du travail du sol, de la benne Maupu, du Fastrac JCB et beaucoup de Claas : l’exploitation familiale, dans la Meuse, est équipée par le constructeur allemand. Avant cela, il a eu des Siku, du nom d’un fabricant allemand de jouets réputé, avec lesquels il s’amusait petit. Ils sont aujourd’hui stockés au grenier, en espérant un jour les transmettre à ses enfants. « Je me souviens qu’avec je déchaumais les carreaux de carrelage de la cuisine », sourit-il.