Les droits de douane américains ont finalement peu pesé chez Remy Cointreau
AFP le 28/10/2026 à 10:20
Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a observé une hausse de 4,4 % de son chiffre d'affaires semestriel à 510,9 millions d'euros, portée par le cognac, et annoncé mercredi que les droits de douane américains pèseraient finalement peu sur ses comptes.
Rémy Cointreau anticipe désormais un impact des droits de douane sur son résultat opérationnel courant « d’environ 5 millions d’euros, contre environ 20 millions d’euros précédemment. Cet impact serait nul aux États-Unis et resterait inchangé en Chine, à environ 5 millions d’euros », indique mercredi le groupe dans un communiqué.
Cette révision reflète la baisse de 15 % à 10 % du taux des droits de douane américains sur les importations européennes, mais aussi le remboursement au premier semestre de 6,4 millions d’euros de droits de douane au titre de l’année 2025-26, précise la maison mère du cognac Rémy Martin.
Les tensions commerciales avec les Etats-Unis et la Chine avaient largement affecté ses bénéfices de l’exercice 2025-2026 et le groupe a connu des années difficiles avec les tensions géopolitiques et commerciales, des questions de pouvoir d’achat et des changements de préférences de consommation.
Les taux de change ont été plutôt favorables au groupe au deuxième trimestre et cela s’observe sur la croissance hors effet de change du chiffre d’affaires semestriel (+2,9 % contre +4,4 % avec les effets de change).
Sur son exercice décalé 2026-2027, le groupe prévoit désormais un effet favorable des devises de +15 millions d’euros sur son chiffre d’affaires (contre -15 précédemment) et de +3 à +5 millions d’euros pour son résultat opérationnel (contre entre -5 et -8 millions précédemment).
Dans le détail, les ventes de cognac ont été particulièrement dynamiques au deuxième trimestre, progressant 16,5 % à 196,8 millions d’euros avec « une forte accélération des ventes dans la région Asie Pacifique, notamment en Chine à l’occasion du Mid-Autumn Festival ».
La région Amériques affiche elle un recul de ses recettes, « affectées par une base de comparaison élevée et des effets de déstockage liés à l’évolution du réseau de distribution aux États-Unis », selon le groupe qui souligne toutefois une dynamique « sous-jacente encourageante ».
Les ventes de liqueur et spiritueux ont aussi reculé de 6,6 %, affectées par des déstockages aux États-Unis, une forte intensité promotionnelle et une consommation modérée dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.