Cadmium : les producteurs de grandes cultures déplorent une surréglementation


TNC le 06/10/2026 à 11:44
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Après l’annonce du gouvernement, vendredi, d’une nouvelle trajectoire de réduction des teneurs en cadmium dans les engrais, les producteurs de grandes cultures dénoncent des normes nationales plus strictes qu’ailleurs, qui risquent encore d’augmenter les coûts de production.

Le gouvernement a publié, début octobre, de nouveaux textes qui modifient la trajectoire de réduction des teneurs en cadmium, fixant la teneur maximale de cette substance dans lesengrais phosphatés à 40 mg/kg dès 2028 puis 20 mg/kg en 2030. Or, la norme européenne est aujourd’hui de 60 mg/kg, rappellent les organisations spécialisées en grandes cultures (AGPB, AGPM, CGB, FOP et UNPT) dans un communiqué du 6 octobre.

« Pour les grandes cultures, le phosphore est un élément indispensable à la sécurisation des rendements. Réduire le nombre d’engrais et de pays fournisseurs susceptibles de satisfaire ces nouvelles exigences ne diminuera pas les besoins des plantes : cela risque surtout d’augmenter les coûts et d’accentuer notre dépendance à un nombre encore plus restreint de fournisseurs, sans garantie sur les prix ni sur les volumes disponibles pour produire », insistent les syndicats.

Ces derniers craignent ainsi une nouvelle dégradation de la compétitivité des grandes cultures françaises et ne croient pas en la possibilité d’adapter ultérieurement le calendrier si nécessaire, tel qu’annoncé par les pouvoirs publics.

Les organisations demandent donc au gouvernement « de renoncer à cette trajectoire nationale et de maintenir la norme européenne comme référence », au risque sinon de menacer « encore davantage notre souveraineté alimentaire en danger ».