Sécheresse : « pas d’afflux inhabituel d’animaux en abattoir à ce stade »


TNC le 05/10/2026 à 16:37
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Malgré la sécheresse de l'été, les abattages de bovins n'ont pas augmenté en septembre, comparativement à l'année précédente. (© Adobe Stock_Pixel Oasis)

Après un été de sécheresse et de manque de fourrage, Interbev dresse un état des lieux, à date, des données d’abattage. Ces dernières ne font pas apparaître pour le moment d’afflux inhabituel de bovins dans les abattoirs au niveau national, indique l’interprofession.

Malgré les difficultés provoquées par la sécheresse sur la pousse de l’herbe et les stocks de fourrage, « il convient néanmoins de distinguer les difficultés fourragères rencontrées par les éleveurs de leurs conséquences sur les sorties d’animaux », précise Interbev, dans un point sur les abattages de bovins diffusé le 5 octobre.

« À ce jour, les données d’abattages ne font pas apparaître d’afflux inhabituel d’animaux en abattoir à l’échelle nationale », affirme l’interprofession. Les dernières données disponibles indiquent même une baisse de 3,9 % des abattages de gros bovins à fin septembre, par rapport à l’année précédente, une diminution qui s’explique essentiellement par le repli des abattages de vaches allaitantes (- 9,2 %). Les abattages de vaches mixtes et laitières restent stables.

La progression ponctuelle des abattages observée en août, à + 10,6 % par rapport à août 2025, s’explique pour le moment par plusieurs facteurs, dont les conditions climatiques, mais également le décalage des vêlages lié aux épisodes de FCO et la conjoncture laitière, précise Interbev.

Pas de « phénomène massif de décapitalisation »

Si on ne peut donc pas, à ce jour, parler d’un « phénomène massif de décapitalisation » provoqué par les conditions climatiques de l’été, l’interprofession indique néanmoins surveiller la situation dans les prochains mois : « les effets d’un déficit fourrager peuvent en effet se manifester avec un décalage, notamment car les stocks constitués pour l’hiver ont été fortement sollicités dès le début de l’été ».

La sécheresse pourrait par ailleurs mettre à mal la « très légère progression du cheptel allaitant » observée cet été (+ 0,1 %) après 10 ans de décapitalisation, note Interbev, qui rappelle également que les décisions prises par les éleveurs dépendront des mesures d’accompagnement qui seront mises en place par les pouvoirs publics.