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Marché physique - Cours du 04/09/2026
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Graphique
Place - Qualité
Bordeaux - Standard
Dernier cours
04/09/2026 282.25 €/t
Cours précédent
03/09/2026 279.25 €/t
Variation
3 €/t
Marché à terme 15 min différé
Analyse maïs - Hebdo
La tension se renforce sur le marché européen
Les prix du maïs ont enregistré des gains majeurs en réaction à une offre intérieure attendue comme extrêmement restreinte.
Les cours du maïs ont enregistré une nouvelle accélération cette semaine sur le physique français et le marché à terme européen, en anticipation d’une récolte 2026 particulièrement mauvaise. Les premières moissons ont en effet débuté dans une bonne partie de l’Hexagone et l’état des cultures est extrêmement préoccupant après des mois de sécheresse, finalement interrompus la semaine dernière par des orages violents et des chutes de grêlons qui n’ont fait que dégrader un peu plus le potentiel de cette campagne. Dans son dernier rapport hebdomadaire Céré’Obs, FranceAgriMer a d’ailleurs encore abaissé d’un point ses notations de « bon à très bon », à 28 %, soit une chute de 34 points de pourcentage par rapport à l’an dernier.
La Commission européenne a de son côté encore réduit de 1 Mt son estimation de récolte de maïs au sein de l’UE cette année, à 50,8 Mt, contre 60,2 Mt l’an dernier. Le marché observe en outre avec préoccupation les cartes météo aux États-Unis, où un climat sec et chaud continue également de dégrader les potentiels de production américains. L’USDA maintient par ailleurs encore à 57 % ses notations de maïs « bon à excellent », ce qui représente une chute de douze points de pourcentage par rapport à l’an dernier (et de trois points de pourcentage par rapport à la moyenne cinq ans).
L’emballement des prix a toutefois un peu plus accentué la compétitivité de l’offre argentine et d’Europe de l’Est ces derniers jours et risque ainsi de resserrer un peu plus l’intérêt intracommunautaire pour l’offre française. Sur l’intérieur, l’absence de compétitivité dans les rations, tant face au blé qu’à l’orge fourragère, a également détourné les flux acheteurs de l’alimentation du bétail.