En Ardèche, des agriculteurs manifestent en jugeant le plan de soutien insuffisant


AFP le 17/09/2026 à 08:30

Une quarantaine d'agriculteurs ont manifesté mercredi devant la préfecture de l'Ardèche à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) qui jugent insuffisant le plan de soutien d'un milliard d'euros du gouvernement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ils ont déversé des déchets agricoles et des fruits devant le bâtiment. Le président départemental de la FDSEA, Benoît Claret, a en particulier critiqué le dispositif par satellite permettant d’établir le taux de sécheresse qui déclenche le versement d’une aide, qui aurait selon lui mal évalué la situation dans le département.

« Il faut un taux d’entrée de 30 % de perte pour rentrer dans le dispositif de solidarité nationale », or « en Ardèche, le satellite estime qu’on est en dessous de cette perte », a relevé M. Claret. « C’est-à-dire que les récoltes ont été quasiment normales sur un département où les rivières sont à sec, où des communes sont en manque d’approvisionnement d’eau et où, depuis le printemps, on est sans eau avec un effet de brûlage sur les cultures et qui atteint toutes les productions », a-t-il lancé, estimant qu’une « partie du territoire serait abandonnée ».

Le gouvernement a annoncé début septembre un plan d’un milliard d’euros d’aide d’urgence pour soutenir l’agriculture qui a souffert des canicules, de la sécheresse et des incendies cet été. Ce montant est toutefois jugé largement insuffisant par les syndicats d’agriculteurs.

Il prévoit notamment des aides directes délivrées sous l’autorité des préfets, des compensations des pertes de récolte par le mécanisme de l’indemnité de solidarité nationale (ISN) et des dégrèvements de la taxe sur le foncier non bâti.

« Il semblerait que le taux évoqué (30 %) concerne les prairies et non l’ensemble des productions, productions pour lesquelles des dossiers peuvent d’ores et déjà être déposés », a commenté la préfecture de l’Ardèche sollicitée par l’AFP. « Les données sur les prairies sont, quant à elles, en cours de consolidation au niveau national et seront stabilisées fin octobre », selon elle.