Le gros des ensilages de maïs fourrage attendu dès la première quinzaine d’août


TNC le 24/07/2026 à 10:58
Datesensilages26

(© TNC & Arvalis)

D'après les prévisions de dates de récolte réalisées par Arvalis, les ensilages de maïs devraient débuter sur la première semaine d'août dans le centre de la France, avant de s'engager franchement sur une bonne partie du pays à la mi-août. Un contexte inédit, favorisé par le stress thermique et hydrique subi par les cultures.

Compte tenu des conditions climatiques exceptionnelles de cette campagne, l’observation à la parcelle reste indispensable pour déterminer la date optimale d’ensilage. (© Arvalis)

Les premiers chantiers d’ensilage de maïs fourrage ont déjà commencé. Dès le 2 juillet, des ensileuses ont été aperçues sur plusieurs secteurs, récoltant des parcelles de maïs sans épis, victimes des conditions climatiques exceptionnelles de cette campagne. Mais le gros des récoltes reste encore à venir.

Les ensilages vont s’engager dès la première quinzaine d’août

Selon les prévisions réalisées par Arvalis, les ensilages de maïs fourrage vont « s’engager franchement sur la première quizaine d’août ». Chaque année, l’Institut technique présente sa carte prévisionnelle des dates d’ensilage. Et l’édition 2026 a des allures inédites. Si les données restent à interpréter avec prudence compte tenu du contexte climatique « hors norme », la plupart des ensilages de maïs pourraient être rentrés en France d’ici la fin du mois d’août.

Les chantiers débuteront au début du mois sur la moitié sud de la région Centre-Val de Loire, ainsi que sur la partie nord de la Nouvelle Aquitaine. Le Finistère et la pointe de la Manche fermeront la marche, avec des débuts de récoltes autour du 22 août.

Des valeurs alimentaires compromises

Ces récoltes particulièrement précoces s’expliquent par un déficit hydrique prononcé, amplifié par les épisodes caniculaires. Dans ce contexte, il est difficile de se prononcer sur la qualité des fourrages récoltés. « À ce jour, la période de floraison se termine dans les situations les plus tardives et le stade limite d’avortement des grains (SLAG) est atteint dans les situations les plus précoces. Très peu de régions ont pu bénéficier de précipitations depuis la floraison et le stress hydrique continue de se creuser », détaille Arvalis dans un communiqué de presse.

Si bien que certaines parcelles présentent peu ou pas de grains. « Cependant, lorsque les plantes ensilées ne contiennent pas de grains, la valeur alimentaire se cantonne intégralement dans la digestibilité de l’appareil végétatif (tiges + feuilles) », explique l’Institut technique. Peu de références existent sur ces types de fourrages. « Il a été constaté que pour des maïs plus ou moins stressés et à des stades plutôt précoces, la digestibilité des fibres est plutôt correcte et surtout non dépendante du niveau de dessèchement des feuilles. La valeur UFL de ce type de maïs ne décroche pas significativement pour autant en l’absence de grains lorsque la digestibilité des fibres reste bonne », argue Arvalis.

Cette année plus que jamais, le diagnostic à la parcelle est essentiel. En situation de stress hydrique et thermique, le taux de matière sèche de la plante peut évoluer très rapidement.