Face à la canicule, les ETA en première ligne « sans cadre ni reconnaissance »


TNC le 25/06/2026 à 16:49
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« Les ETA sont les premiers opérateurs des récoltes et moissons, dans des fenêtres d'intervention très courtes, au moment même où les contraintes climatiques atteignent leur maximum », rappelle la FNEDT. (© Claas)

La Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) alerte sur les conséquences de ces épisodes de canicules extrêmes pour les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers, confrontées à des conditions de travail et d’intervention de plus en plus extrêmes.

« L’intensification des épisodes climatiques extrêmes impose aujourd’hui d’adapter notre organisation collective à une nouvelle réalité », déclare Philippe Largeau, le président de la FNEDT, alors que les ETA sont, à l’image du monde agricole, mobilisées pour assurer « les récoltes, l’entretien des territoires et contribuer à la prévention des risques aux côtés des Sdis (Services départementaux d’incendie et de secours) ».

La multiplication des épisodes de canicule intense, cette année et très certainement à l’avenir, confronte les ETA à deux sujets : l’adaptation de l’organisation du travail aux conditions exceptionnelles, ainsi que la prévention du risque et l’intervention lors des incendies sans cadre défini.

Premiers opérateurs des récoltes et moissons

« Les ETA sont les premiers opérateurs des récoltes et moissons, dans des fenêtres d’intervention très courtes, au moment même où les contraintes climatiques atteignent leur maximum », rappelle la FNEDT. Des pratiques changent déjà : réorganisation des horaires, strict respect des arrêtés préfectoraux, protection des salariés.

Pour la fédération, ces circonstances sont l’occasion d’aller plus loin, et d’engager une réflexion sur l’adaptation des règles du travail afin de concilier la santé des salariés, la continuité des activités essentielles, et les contraintes opérationnelles liées aux récoltes et à la prévention des incendies.

Toujours en attente d’une réponse de l’État

Face à l’augmentation du risque incendie liée au changement climatique, la FNEDT demande la formalisation et la reconnaissance officielle du rôle des ETA aux côtés des Sdis, « aujourd’hui encore souvent fondé sur des pratiques informelles » et le renforcement de « l’information et la coordination territoriale ».

« Malgré plusieurs propositions déjà formulées en 2025, aucune réponse structurante de l’État n’a été apportée. Continuer à s’appuyer sur les ETA sans cadre clair ni reconnaissance officielle n’est plus tenable », souligne Philippe Largeau.