Chez John Deere, l’autoguidage fête ses 25 ans
TNC le 27/05/2026 à 17:36
StarFire, GreenStar, AutoTrac, AutoPath… Chez le constructeur américain, ces noms jalonnent l’évolution, rapide, du guidage automatique qui, après seulement un quart de siècle, est rentré dans les mœurs : John Deere revendique aujourd’hui plus d’un million de machines connectées.
C’est un temps que les plus jeunes ne peuvent pas connaître, quand conduire un tracteur et tenir une trajectoire nécessitaient une concentration de tous les instants. Chez John Deere, l’histoire a débuté en 2001 avec le lancement du premier récepteur StarFire, qui a depuis pris du volume, et de la console GreenStar, qui évoquait plus le Minitel que le confortable écran proposé aujourd’hui. « Pour la première fois, la console en cabine indiquait à l’opérateur s’il devait tourner à gauche ou à droite, facilitant le guidage parallèle et améliorant la précision entre les passages », raconte le constructeur.
Une étape majeure a suivi, en 2002, avec les débuts d’AutoTrac, permettant une direction automatique assistée par GPS, capable de maintenir les machines sur leur trajectoire de manière autonome, avec une précision initiale de 30 cm. En 2004, la technologie RTK porte la précision de guidage à 2,5 cm, permettant aux tracteurs et aux moissonneuses-batteuses de suivre les mêmes passages de manière fiable sur plusieurs campagnes.
Le guidage automatisé a continué d’évoluer au-delà de la simple direction. Depuis 2020, AutoPath Rangs enregistre la ligne de semis pour les opérations ultérieures. À partir de 2024, AutoPath Bordure permet de calculer et de créer des trajectoires optimisées pour l’ensemble de la parcelle, y compris les fourrières, en fonction de ses bordures.
Et demain, des machines autonome capables d’apprendre…
La gestion des informations a elle aussi été chamboulée en 25 ans, passant de cartes mémoire à lire au bureau à l’échange de données sans fil en temps réel, via les modems JDLink, sur l’ensemble de la flotte. « Une fois que le conducteur franchit la bordure de la parcelle, la console charge automatiquement toutes les informations nécessaires sans intervention, et la machine est immédiatement prête à travailler », explique John Deere.
Les prochaines étapes ? L’autonomie des machines et l’intégration de l’intelligence artificielle pour les rendre capables d’apprendre. « La connectivité et l’automatisation continuent de façonner les prochaines étapes des opérations au champ, évoluant vers des systèmes capables non seulement de fonctionner de manière autonome, mais aussi d’apprendre, de s’adapter et de réagir à leur environnement en temps réel », prédit le constructeur américain.