La Conf’ et le Modef s’opposent au projet de loi d’urgence agricole


TNC le 19/05/2026 à 11:22
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Alors que l’examen du projet de loi d’urgence agricole commence aujourd’hui dans l’hémicycle, la Confédération paysanne rappelle son opposition à la plupart des mesures du texte jugé « au service d’une industrialisation de l’agriculture ». De son côté, le Modef appelle à voter la disposition en faveur d’une révision automatique des prix en fonction des fluctuations du marché.

L’ouverture de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en séance publique à l’Assemblée nationale inquiète la Confédération paysanne et le Modef, qui dénoncent une grande partie des dispositions prévues par le texte.

La Conf’ déplore notamment les propositions facilitant le stockage de l’eau et l’agrandissement des bâtiments d’élevage, ainsi que des « procédures bâillon visant à restreindre le droit légitime d’engager des recours contre des projets d’infrastructures agricoles et énergétiques ». Le syndicat salue néanmoins les prises de position des députés sur la protection des zones humides, et « les dispositions relatives à une meilleure prise en compte des coûts de production, via un prix plancher », qui « vont dans le bon sens », même si le Gouvernement en souhaite la suppression.

Protéger le revenu des agriculteurs

Le Modef défend lui aussi l’article 19 bis modifié, qui prévoit la révision automatique des prix du contrat en fonction des variations du coût des matières premières agricoles composant le produit. Le dispositif permettrait d’améliorer le revenu des agriculteurs, estime le syndicat, qui prône cependant la mise en place de prix planchers.

Le reste de la loi ne correspond pas, pour le Modef, « aux attentes des paysan.nes en colère et des fermes familiales ». « Nous voulons une loi agricole soucieuse des paysans, de la rémunération de notre travail, de la préservation de la biodiversité et de la santé, tout en luttant contre les souffrances de la précarité alimentaire », insiste le syndicat.