Terrena sort le chéquier pour relancer l’installation en bovin viande


TNC le 09/04/2026 à 11:48
Blondecornadis

Terrena accélère son soutien à l'installation pour faire face à la décapitalisation bovine. (© TNC)

La coopérative Terrena lance un dispositif pour faciliter la reprise de cheptel, avec l’objectif d’installer 50 éleveurs par an pendant 5 ans.

Pour faire face à la crise de l’installation sur la filière bovin viande, la coopérative Terrena déploie un nouveau dispositif d’aides à la reprise de cheptels allaitant. Leur objectif : installer 50 éleveurs par an pendant 5 ans.

Pour y parvenir, la coopérative mise sur une prime directe à l’animal livré pendant une durée de 5 ans, ainsi qu’une avance de trésorerie permettant de financer le cheptel à taux préférentiel. « Concrètement, pour un éleveur naisseur disposant d’un troupeau de 70 vaches allaitantes, ce dispositif pourrait ainsi représenter jusqu’à 10 500 € d’aides directes, et 27 000 € d’avances de trésorerie à taux bonifié », explique Terenna dans un communiqué de presse.

Au-delà des aides à l’installation, le dispositif permet de mettre en place la contractualisation : une manière « d’apporter de la visibilité aux éleveurs sur les débouchés et les prix ».

Des aides pour la création d’ateliers d’engraissement

Ce dispositif fait suite au plan d’installation mis en place par la coopérative pour l’engraissement de jeunes bovins. « Ici aussi, la coopérative s’engage sur un prix garanti sur 7 ans et indexé sur le coût de production afin de sécuriser les investissements et rassurer les nouveaux engraisseurs », rappelle Terenna. À date, la coopérative a accompagné 17 projets d’ateliers, avec la création de 3 432 places. « L’objectif est d’atteindre 5 000 places par an avec une ambition de 40 000 places à terme ».

« On entend beaucoup parler de décapitalisation aujourd’hui, mais ça n’est pas une fatalité », poursuit Marc Réveillère, agriculteur à Orée-d’Anjou (49) et administrateur de Terrena. « Chez Terrena, nous sommes convaincus qu’on peut redonner de l’élan à l’élevage dans nos territoires du Grand Ouest. C’est un enjeu de souveraineté alimentaire. Pour cela, il faut redonner de la visibilité économique aux éleveurs, pour qu’ils puissent s’installer, investir et transmettre leurs exploitations dans de bonnes conditions ».