Loi d’urgence : pour la FNSEA, les agriculteurs « attendent plus »


TNC le 08/04/2026 à 16:38

Présenté en conseil des ministres, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté alimentaire répond en partie aux demandes formulées lors des mobilisations de l’hiver, mais « la réponse forte » attendue « n’est pas au rendez-vous », estime la FNSEA.

Le syndicat considère que le texte « renvoie l’essentiel à plus tard » sur un certain nombre de sujets structurants. En premier lieu, la FNSEA demande une politique publique de l’eau ambitieuse « qui permette le développement de ressources supplémentaires disponibles pour l’agriculture, des zonages de protection compatibles avec la poursuite de l’activité agricole, un entretien des cours d’eau facilité et un renforcement de la place des agriculteurs dans la gouvernance de l’eau ».

Le sujet de l’accès aux moyens de production crispe également le syndicat. Le texte prévoit en effet l’interdiction de produits utilisant des phytosanitaires interdits en France, mais la question de la dérogation pour l’utilisation de l’acétamipride, hautement symbolique, est reléguée dans un autre texte dit « Duplomb 2 ». La FNSEA espère également davantage en ce qui concerne « la multiplication des recours décourageant les projets agricoles » et la préservation du foncier.

La FNSEA demande, enfin, « une lutte contre la prédation véritablement efficace », et « des avancées concrètes sur la protection du revenu des agriculteurs ».