Les Cuma, un modèle économique reconnu qui manque encore de visibilité
TNC le 07/04/2026 à 17:53
La grande enquête annuelle réalisée par la FNCuma montre que ce système s'impose en France comme « la référence de la mutualisation de matériel agricole » malgré un manque de communication sur les actions réalisées.
« La notoriété spontanée des Cuma est massive », se réjouit la FNCuma. Lors de sa grande enquête 2026, réalisée via le média Entraid, 96,39 % des répondants ont cité, sans que le nom leur soit soufflé, les Cuma parmi les structures permettant de mutualiser du matériel agricole. 69,15 % n’ont mentionné aucune autre alternative.
« Les autres modèles existent dans les esprits, mais restent nettement derrière. À titre de comparaison, la copropriété n’est citée spontanément que par 20,02 % des répondants », note la fédération, qui regroupe plus de 9 000 coopératives en France.
Une histoire de planning et relations humaines
C’est d’abord la fonction économique des Cuma qui séduit le plus. « Dans les réponses spontanées, la réduction des coûts arrive en tête des avantages cités, devant la mutualisation et le partage puis la performance ou la modernité du matériel. Les Cuma apparaissent donc d’abord comme un outil pour alléger les charges de mécanisation », résume la FNCuma.
Le tableau n’est toutefois pas parfait. « Le premier frein identifié est la disponibilité et le planning du matériel, devant les relations humaines entre membres. L’enquête pointe enfin un déficit de visibilité. Près de la moitié des sondés estiment que les Cuma communiquent insuffisamment sur leurs actions », note la fédération.
Un rempart contre l’isolement
L’enquête montre que les Cuma sont perçues comme un acteur d’avenir. « 78,62 % des répondants estiment qu’elles ont un rôle à jouer pour réduire les investissements et les charges des exploitations, et 89,68 % considèrent qu’elles ont un avenir dans le paysage agricole français », souligne la FNCuma.
« C’est important que le collectif soit reconnu comme le levier prioritaire pour réduire les charges des exploitations, tout en restant le premier rempart contre l’isolement et un moteur essentiel pour l’installation de nos jeunes agriculteurs et agricultrices », réagit Marine Boyer, présidente de la FNCuma.