Des échanges de parcelles pour transmettre plus facilement sa ferme
TNC le 01/04/2026 à 15:26
D'autant que le parcellaire des exploitations est plutôt morcelé. Échanger des parcelles permet de le rendre « plus cohérent, fonctionnel et attractif pour les repreneurs », avec de nombreux bénéfices derrière, notamment économiques...
« Des parcelles groupées, un atout majeur à la fois pour assurer l’attractivité et la pérennité de la ferme, alors que les transmissions/reprises d’exploitations agricoles sont souvent complexes sur le plan foncier comme économique », met en avant Magali Broustal, juriste à la chambre d’agriculture de Bretagne. Or, dans la plupart des cas, le parcellaire est plutôt morcellé. Beaucoup de structures « se sont construites par opportunités successives », rappelle-t-elle.
Meilleures rentabilité et conditions de travail
D’où des « contraintes » pouvant rebuter les repreneurs ou qui, du moins, rendent la ferme moins attractive : « augmentation des temps de déplacement, surcoût en carburant et matériel, organisation du travail plus compliquée et parfois tensions avec le voisinage ». La rentabilité de l’exploitation et les conditions de travail peuvent être affectées sur le long terme.
Rendre l’exploitation plus attractive.
En propriété ou en jouissance
Regrouper les terres en amont de la cession de la ferme peut faciliter cette dernière. Autrement dit : échanger des parcelles pour « repenser la structure foncière de l’exploitation et la rendre plus cohérente et fonctionnelle ». On peut rassembler les terres autour du siège d’exploitation ou, a minima, « constituer des îlots plus homogènes ». Les échanges parcellaires peuvent être de deux types : « en propriété, avec transfert définitif, ou en jouissance, c’est-à-dire temporaire, avec au moins un co-échangiste non propriétaire ».
« Un parcellaire regroupé favorise les pratiques agricoles durables », ajoute Magali, en limitant les allées et venues et en permettant une gestion plus précise des sols et des intrants. Autre avantage : une meilleure surveillance des cultures et des animaux au pâturage. « Ils peuvent même simplifier la mise en place de mesures agro-environnementales, de plus en plus valorisées dans les transmissions, et de certains projets », conclut-elle tels que l’installation d’un méthaniseur, le développement de l’agrivoltaïsme, etc.