Au salon, Bruno Retailleau entre en « guerre » contre la « culture du blocage »
AFP le 24/02/2026 à 13:00
Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a présenté mardi ses mesures pour sortir la France d'une « agriculture administrée » en déclarant la « guerre » à la « culture du blocage », promettant notamment la suppression de l'Office français de la biodiversité (OFB).
« Il faut que l’on passe de la culture du blocage à celle de la production », a affirmé le patron des Républicains lors d’une conférence de presse où il a présenté son programme pour que « l’agriculture française redevienne la première puissance européenne » du secteur.
Accompagné de l’eurodéputée Céline Imart et du député Julien Dive, le patron de LR, qui s’est rendu dans la foulée au Salon de l’agriculture, a promis de « sortir la France d’une agriculture administrée » et « d’en finir avec l’agribashing », dénonçant « la guerre méthodique livrée contre nos agriculteurs ».
« Moins de normes, plus de revenus et plus de considération », a promis Céline Imart, qui entend « rendre la fierté à nos agriculteurs avec ce programme » qui se décline en trois piliers : « reprendre le contrôle politique » sur le secteur, « libérer l’accès aux moyens de production » et « garantir un revenu digne et durable » pour les agriculteurs.
« Nous voulons éviter que ce qui s’est passé pour l’industrie, se passe maintenant dans l’agriculture », a assuré Bruno Retailleau, qui a présenté ces dernières semaines ses mesures pour dérèglementer le travail et pour la réindustrialisation du pays.
Supprimer l’OFB
Le patron de LR, qui s’est lancé dans la course à l’Elysée il y a près de deux semaines, entend aligner les normes françaises sur les européennes, afin d’éviter une sur-réglementation. « Lorsqu’un produit est déjà autorisé dans l’UE, il le sera aussi en France », promet le parti, qui entend supprimer l’OFB.t
« Les démarches de l’OFB ne sont plus comprises sur le terrain », assure Céline Imart pour qui la suppression de cette agence « apaiserait les choses » sur le terrain.
L’eurodéputée promet aussi de « supprimer toutes les subventions publiques, européennes ou françaises (…) à ces associations ou ces entités qui passent leur temps (…) à salir » le monde agricole, a expliqué Céline Imart, pour qui « les agriculteurs ne le supportent plus et nous non plus ».
Pour sa part, Julien Dive a souligné l’engagement à supprimer les ZAN (zéro artificialisation nette), dispositif de lutte contre l’artificialisation des sols.