« Je voulais une pailleuse avec des peignes pour limiter la poussière et les projections »
TNC le 16/02/2026 à 05:12
Pour le paillage de ses vaches laitières et allaitantes, Michel Leroux a opté pour une pailleuse à peigne de chez Altec. La technologie permet d’éviter les projections de cailloux tout en limitant la poussière, mais elle limite aussi le flux de paille.
« Pour moi, c’était important de pailler avec le télescopique », explique Michel Leroux. À la tête d’un troupeau de 45 vaches laitières et 30 vaches allaitantes dans l’Aisne, il mise sur une pailleuse frontale de chez Altec pour l’entretien des litières. « Je donne à manger avec un godet désileur, puis j’accroche la pailleuse et je fais le tour du troupeau ».
La particularité de sa machine : l’installation de peignes et dents. « L’avantage, c’est que ça limite les poussières. Il y a toujours des petits cailloux dans la paille. Avec les peignes, il y a moins de dangers de projections sur les tôles ou même sur les petits veaux ».
Une pailleuse sur tourelle pour plus de maniabilité
Mais les peignes ont l’inconvénient de casser le flux de paille. En bref, difficile d’atteindre les extrémités des parcs profonds avec cette machine. « Il faut pouvoir bien se positionner, et étendre le mât », résume l’éleveur. Chaque matin, Michel bloque ses animaux aux cornadis et rentre dans la stabulation pour pailler. Une option qui lui permet de manœuvrer facilement.
Mieux vaut également bien présenter les bottes en amont pour éviter le bourrage. « Je regarde dans quel sens se présente le ballot lorsque je les prépare pour faire en sorte qu’ils se déroulent dans la machine ». Aussi, privilégier les pailles longues, qui passent mieux dans la machine.
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Si les peignes réduisent la capacité de la machine à projeter la paille, la pailleuse est particulièrement maniable. « Ça permet de compenser », note Fabien. Une tourelle permet à la pailleuse de pivoter vers la gauche ou vers la droite pour atteindre les endroits les plus inaccessibles.
Présente sur la ferme depuis 20 ans, la machine est fiable, et est capable de distribuer de l’enrubannage au besoin. « On change 2 ou 3 dents par an, mais au global, elle vieillit bien. Nous avons dû refaire le tablier il y a quelques années, mais cela fait partie de l’usure. Elle voit quand même 1 000 balles par an ».