Un sursaut possible après l’effondrement avéré de la balance commerciale agricole ?
TNC le 10/02/2026 à 13:13
Alors que les Douanes françaises ont publié le 5 février les résultats du commerce extérieur français pour 2025, actant le recul implacable de la balance commerciale agroalimentaire, le Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA) appelle à une mobilisation générale en faveur de l’export.
Les chiffres sont tombés : la France, premier pays agricole d’Europe, a vu son excédent commercial alimentaire se réduire à 200 millions d’euros en 2025, un niveau jamais vu depuis au moins 25 ans.
Si les exportations continuent de progresser de + 2,1 % (84,2 milliards d’euros), elles ne compensent plus la hausse des importations qui atteint + 8,4 % à 84,1 milliards d’euros, souligne le CNPA. L’organisation, qui fédère les différents acteurs de la filière alimentaire, notamment les interprofessions et les chambres d’agriculture, rappelle que les raisons de ce déclin sont principalement structurelles : concentration sur la montée en gamme au détriment de l’export, poids des normes, manque de soutien public…
Pour un plan de relance coordonné
Le CNPA, qui a déjà publié l’année dernière 18 propositions pour relancer les exports français, met en avant les principaux leviers qui permettraient d’élaborer « un plan de relance coordonné pour donner un nouvel élan à la capacité exportatrice de la France ».
Il s’agit, premièrement, de s’orienter vers des marchés alternatifs, « où les besoins sont importants et où la demande est susceptible de progresser pour des raisons démographiques et économiques », comme les pays de l’Asie du Sud-Est.
En parallèle, les filières agricoles et agroalimentaires doivent gagner en compétitivité (simplification des procédures administratives, soutien public coordonné, visibilité de la marque Taste France…).
Enfin, le CNPA insiste aussi sur l’importance de mener les actions au niveau européen, en prenant en compte dans les négociations avec les pays tiers, « la dimension stratégique des exportations des secteurs alimentaires européens » et en renforçant les budgets promotions et ceux dédiés à l’exportation, en déclin depuis plusieurs années