Coopération entre agriculteurs

Un lien étroit à entretenir entre éleveurs et céréaliers


TNC le 19/04/2021 à 10:07
Entre céréaliers et éleveurs, la coopération ne présente que des avantages si elle est bien menée. (©Fotolia)

Entre céréaliers et éleveurs, la coopération ne présente que des avantages si elle est bien menée. (©Fotolia)

Mise à disposition, ventes ou encore échanges, les agriculteurs ont tout intérêt à coopérer entre eux. Pour les éleveurs comme pour les céréaliers, cela présente de nombreux avantages. Mais attention à bien tout noter noir sur blanc !

« La coopération entre agriculteurs existe depuis longtemps. Elle entre dans une dynamique agricole territoriale et leur permet de réaliser des économies (notamment de matériel) », expliquait Laurence Echevarria de l’Institut de l’élevage à l’occasion du webinaire sur les synergies entre les productions végétales et animales dans le cadre du projet Arpeege (1).

Il existe alors trois types de coopérations possibles :

– La mise à disposition de surfaces (pour le pâturage notamment) ;

– L’achat/vente (de fourrage ou d’aliments)

– Et l’échange de matières ou de prestations.

La coopération entre céréaliers et éleveurs présente de nombreux avantages. Laurence Echevarria cite quelques exemples : « Pour les éleveurs, l’échange leur permet de désintensifier leur système ou encore d’équilibrer le bilan fourrager. En se tournant vers les céréaliers, il peuvent également avoir accès à des aliments locaux, et éventuellement à moindre coût ou de qualité spécifique (exemple : bio). Du côté des céréaliers, ils reçoivent en général un apport de matière organique. Dans certains cas, la coopération avec un éleveur valorise leurs surfaces ou leurs productions. Cela peut également leur permettre d’entretenir ou de nettoyer certaines parcelles (via la mise à disposition de surfaces pour le pâturage, notamment). »

Beaucoup d’agriculteurs coopèrent déjà entre eux, principalement pour des échanges paille/fumier, comme en témoigne Tanguy sur Twitter :

Pour ce type d’échange, utilisez la calculette d’échange paille/fumier d’Arvalis

L’experte soulève cependant l’importance de contractualiser par écrit ces échanges. « Dans tous les cas, il faudra évaluer la valeur du fourrage ou de la matière vendue, mise à disposition ou échangée. La contractualisation permettra de bien définir les besoins et contraintes de chacun. » Dans ce cadre-là, l’équipe du projet Arpeege travaille à l’élaboration de contrats types.

1 : Le PEI Arpeege (autonomie en ressources protéiques et énergétiques des élevages du Grand Est) rassemble 24 partenaires des filières végétales et animales pour développer les synergies entre cultivateurs et éleveurs à l’échelle de la région Grand Est.