Le volailler LDC

Un bénéfice d’exploitation annuel « en retrait » après quatre acquisitions


AFP le 22/11/2018 à 10:03

Le volailler français LDC (Poulets de Loué) s'attend à un bénéfice d'exploitation annuel en retrait par rapport à celui de l'an passé, après avoir intégré quatre nouvelles entreprises, dont une partie de Doux cette année, et subi la hausse des céréales utilisées pour nourrir les poulets.

« Compte tenu de ce qui s’est passé au premier semestre en volaille et de ce qui va se passer au second semestre avec l’impact de la hausse des matières premières, nous attendons un résultat opérationnel courant en retrait par rapport à l’an dernier » a déclaré le président du directoire Denis Lambert au cours d’une conférence de presse à Paris.

Pour le premier semestre de son exercice décalé (de mars 2018 à fin aout 2018), LDC a annoncé un bénéfice opérationnel de 91,1 millions d’euros, en baisse de 2,3 % par rapport à celui du premier semestre de l’exercice précédent, et un bénéfice net semestriel de 68,3 millions d’euros (- 0,3 %).

Connu pour ses marques Le Gaulois, Marie, poulets de Loué et Maître Coq, le groupe LDC, dont la philosophie est de « produire localement pour vendre localement » a eu un premier semestre très chargé en intégrant deux petites sociétés vendéennes, Marcel Favreau et Couthuis et Peridy, ainsi qu’une société familiale hongroise Tranzit, rachetée à 70 %. Alors que 42 % du poulet consommé en France est importé, LDC a souligné que ces trois opérations permettent aussi d’enclencher une stratégie de reconquête des importations, qui « porte ses fruits ». Et en mai, le groupe a participé au consortium qui a repris le groupe français en difficulté Doux, avec les coopératives Terrena et Triskalia, le saoudien Al-Munajem et la région Bretagne. Au total, ces quatre sociétés ont réalisé 27 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre dont 17 M euros à l’export, et le groupe en attend 90 M Euros pour l’année, dont 55 M euros à l’export.