Groupe Bel

Troisième trimestre « robuste » en dépit du repli au Moyen-Orient


AFP le 05/11/2021 à 08:20

Le groupe Bel (Babybel, Vache qui rit, Boursin, Materne) annonce jeudi des ventes en hausse de 2,3 % lors d'un troisième trimestre qualifié de « robuste », bien que chahuté par l'inflation et des ventes en berne de l'Afrique du Nord au Moyen-Orient.

Le groupe français a généré 877 millions d’euros de chiffre d’affaires au troisième trimestre (+ 2,3 %), selon un communiqué. Sur neuf mois, l’activité s’élève à 2,57 milliards d’euros (- 1 %).

« On a globalement une très bonne tenue de nos parts de marché sur l’ensemble de notre portefeuille », a déclaré à l’AFP Frédéric Médard, vice-président chargé de la RSE et finance au sein du groupe, qui qualifie ce troisième trimestre de « robuste ».

« Notre accélération sur les marchés porteurs de croissance pour le futur que sont l’Amérique du Nord et l’Asie se confirme avec une très bonne dynamique de nos résultats au Canada ainsi qu’en Chine », ajoute-t-il.

Aux Etats-Unis, la performance est davantage « contrastée » du fait de l’« impact défavorable conjoncturel d’une pénurie de main-d’œuvre ». « Mais la tendance de consommation sous-jacente reste bonne », selon Frédéric Médard.

La situation est plus « difficile depuis plusieurs mois » en Afrique du Nord, ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient (- 7 % de chiffre d’affaires sur la zone Moyen-Orient, Grande Afrique au troisième trimestre).

« On a de nombreux marchés du Levant qui sont pénalisés par une situation économique très dégradée », particulièrement le Liban, détaille le dirigeant.

« Cette situation impacte le pouvoir d’achat des consommateurs et donc directement nos ventes. On voit aussi l’émergence de concurrents locaux plus nombreux qui pratiquent une politique de prix agressifs », poursuit Frédéric Médard.

Il constate aussi que la pandémie de Covid-19 y a « des retombées plus importantes que dans d’autres régions ».

« Nous avons néanmoins confiance dans le rétablissement progressif sur ces marchés », dit Frédéric Médard.

Plus globalement, il souligne que l’inflation des matières premières, emballages, de l’énergie et des salaires « aura un impact global sur nos comptes 2021 », donc sur les marges du groupe.

Au premier semestre, le bénéfice net du groupe s’est effrité de plus de 36 %.