Matières premières

L’or se consolide, l’arabica au plus haut depuis novembre


AFP le 06/07/2019 à 14:50

L'or a connu une semaine quelque peu mouvementée, même s'il reste proche de ses plus hauts en six ans sur fond d'inquiétudes pour la croissance mondiale.

Le précieux métal a baissé lundi après l’annonce pendant le week-end de la trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine. Mais il a ensuite rebondi mardi pour revenir mercredi près de ses plus hauts en six ans, atteints la semaine dernière à 1 439,65 dollars l’once. « Nous assistons à une phase de consolidation après la hausse massive des dernières semaines », notamment due aux tensions commerciales et géopolitiques, a commenté Carlo Alberto De Casa, analyste pour Activ Trades.

L’or étant considéré comme une valeur refuge, il a tendance à s’apprécier en période d’incertitudes et à se déprécier lorsque la confiance regagne les marchés. Le métal précieux a par ailleurs souffert vendredi des données sur l’emploi aux Etats-Unis. Selon le rapport mensuel du gouvernement américain, les créations d’emplois en juin ont été beaucoup plus importantes que prévu, même si le taux de chômage a légèrement progressé. Sur le London Bullion Market, l’once d’or valait 1 401,74 dollars vendredi vers 13h00 GMT (15h00 à Paris), contre 1 412,95 dollars le vendredi précédent.

Le café arabica décolle

L’arabica pour livraison en septembre est monté vendredi jusqu’à 115,15 cents la livre, un plus haut depuis fin novembre. Par rapport à la clôture de vendredi dernier, les prix ont pris presque 4,5 %. Selon Michaela Kuhl, analyste pour Commerzbank, ce bond est dû « aux craintes d’une vague de froid dans certaines régions productrices au Brésil, premier producteur » de ce type de café. Ceci alors qu’on se trouve dans une saison creuse pour la production. La récolte du Brésil suit un rythme bisannuel avec des rendements plus ou moins forts. De plus, dans son rapport mensuel de juin, l’Organisation internationale du café (ICO) a réduit de 9 % ses prévisions de surplus pour la saison 2018-2019, à 3,1 millions de sacs.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en septembre valait 1 453 dollars vendredi à 13h00 GMT, contre 1 457 dollars le vendredi précédent. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en septembre valait 112,55 cents, contre 109,35 cents sept jours auparavant.

Le cuivre à la peine

Le cuivre a connu un début de semaine compliqué avec de nettes baisses lundi et mardi, malgré l’annonce durant le week-end d’une trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine. Le marché avait anticipé cette nouvelle, a expliqué Alastair Munro, analyste pour Marex Spectron, qui souligne également « les preuves de plus en plus évidentes d’un ralentissement de la croissance mondiale ». Lundi, l’indice ISM a fait état d’une croissance de l’activité du secteur manufacturier pour juin aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis octobre 2016. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 5 875,50 dollars vendredi à 13h00 GMT, contre 5 983,50 dollars le vendredi précédent.