Matières premières agricoles

Le sucre et le café somnole, le cacao se réveille


AFP le 08/02/2019 à 14:58

Le sucre et le café sont restés stables sur la semaine tandis que le cacao a rebondi après ses pertes de janvier.

Saison indienne du sucre

Les cours du sucre ont très peu évolué sur la semaine. « Le marché n’a pas d’information claire vers laquelle se tourner », a résumé Thomas Kujawa, courtier de Sucden. Les marchés n’ont pas particulièrement réagi aux données venues d’Inde, un des premiers producteurs et consommateur mondiaux, dont le passage d’importateur net à exportateur l’année dernière avait provoqué l’émoi des investisseurs. Les raffineries indiennes ont produit 18,5 millions de tonnes entre le début de la saison 2018-2019 et la fin du mois de janvier, contre 17,1 millions pour la même période la saison précédente, selon les données de l’Association indienne des raffineries de sucre (Isma) publiées lundi. Mais « les raffineries ont commencé à broyer plus tôt que l’année dernière », ont rassuré les analystes de ING, qui soulignent que l’Isma table sur une production en baisse de 5 à 6 % sur l’année, à 30,7 millions de tonnes.

Spéculation caféinée

Les cours du café sont restés stables sur la semaine. Les prix du robusta avaient bondi lundi à 1 592 dollars à Londres, à leur plus haut depuis deux mois. « Il y a eu des achats spéculatifs en début de séance », alors que les vendeurs basés au Vietnam, premier producteur mondial de robusta, étaient absents du marché pour la semaine du Nouvel an lunaire, ont commenté les analystes de INTL FCStone. « Mais des vendeurs indiens ont été attirés par le niveau élevé des prix », ont-ils ajouté, précisant que les volumes avaient ensuite été plus réduits. Pour 2018, l’Organisation internationale du café (ICO) a estimé que le surplus a atteint l’équivalent de 2,28 millions de sacs de 60 kilogrammes, unité de référence pour le marché du café.

Rebond du cacao

Les cours du cacao ont rebondi sur la semaine après leur chute du mois de janvier. « Les prix avaient trop baissé, le cacao était trop peu cher », a commenté Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group. Mais selon lui, ces achats, principalement venus d’investisseurs financiers, devraient rester limités car l’offre reste très abondante, notamment en provenance de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. « Les arrivées de cacao jusqu’aux ports ivoiriens (depuis les exploitations de cacaoyers pour être exportés, NDLR) ont atteint 1,37 million de tonnes sur la saison, contre 1,25 million au même moment la saison précédente », ont souligné les analystes de ING, citant des données compilées par l’agence Bloomberg.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mars valait 1 547 dollars vendredi à 10h15 GMT, contre 1 549 dollars le vendredi précédent à 10h10 GMT. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mars valait 104,00 cents, contre 106,00 cents sept jours auparavant. À Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mars valait 337,30 dollars, contre 339,80 dollars le vendredi précédent. À New York, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 12,73 cents, au même niveau que sept jours auparavant. À Londres, la tonne de cacao pour livraison en mai valait 1 681 livres sterling, contre 1 581 livres sterling le vendredi précédent mais pour le contrat de mars. À New York, la tonne pour livraison en mai valait 2 254 dollars, contre 2 182 dollars sept jours plus tôt mais pour livraison en mars.